– C’est toujours pareil : ce con de Lord Lucan et des putains de corbeaux sans ailes, fit Gilman, souriant, comme si c’était le plus beau jour de notre vie.
Vendredi 13 décembre 1974.
Attendant ma première « une ». Enfin le type dont on indique le nom et le titre : Edward Dunford, correspondant pour les affaires criminelles dans le Nord ; deux putains de jours trop tard.

Ames sensibles d’abstenir ! L’univers de Peace, cru et glauque, est d’un réalisme percutant.

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Edward Dunford journaliste au Evening Post, suit la disparition de Clare, une fillette, disparue quelques semaines avant Noël 1974. Il s’agit de la quatrième disparition de ce type, les trois autres fillettes n’ayant jamais été retrouvées. Au-delà de la charge émotionnelle très forte liée à cette disparition, son père étant décédé récemment, Edward doit faire face à une rivalité croissante avec Jack Whitehead, élu reporter de l’année, qui reprend la main sur son enquête.
Lorsque le corps de Clare est retrouvé supplicié, Edward, n’aura de cesse de résoudre cette affaire, de façon si obsessionnelle, qu’il pourrait bien y laisser une partie de lui-même …

Ce roman dense et foisonnant traque les moindres recoins noirs de l’âme humaine : folie, racisme, magouilles et désespoir sont au menu de ce cauchemar, qui éprouve les nerfs. Ecriture elliptique, détails orduriers vont de pair avec ce cataclysme psychologique et cet effondrement personnel que vit Edward. Peace aborde ce monde avec cynisme et l’âpreté de ce qu’il dénonce, servi par une écriture somme toute aride, peut en décourager la lecture. Dérangeant, il l’est certainement. Il faut s’accrocher pour aller au bout de son histoire, et l’arrivée peut nous laisser pantois. Une lecture fort peu aisée, qui vos laissera nauséeux et dubitatif.

1974
David Peace
Rivages. Rivages Noir
396 p. 9€. ISBN :  9782743612474

A voir !

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