Mois : mai 2009

L’open space m’a tuer

open_space

Enfin à nouveau accès à Internet, du coup plein de nouveautés à faire partager ! En premier lieu, ce documentaire qui m’a littéralement absorbé une heure de rang : L’openspace m’a tuer. Ce livre-recueil de témoignages sur l’openspace explore l’univers quotidien des jeunes cadres de certaines filières :com’, audit, marketing,web et média, autant de secteurs dans le vent, jouissant d’une image forte et moderne. Moderne, oui car leur dénominateur commun est le néo-management (ou nouveau management), qui allie proximité et décontraction ! Tutoyer ses N+++ est cool, le stress positif et les défis constructifs. Oubliés les bureaux persos mais vive la convivialité, oubliées les missions stables et bienvenue à l’ère du « mode projet » et l’accumulation d’expériences tout aussi enrichissantes les unes que les autres (vraiment?), le temps est au travail omniprésent et omniscient avec la panoplie portable-blackberry-wifi, être hyperconnecté, toujours réactifs, c’est bien dont rêve tous ces jeunes cadres à l’aube de la trentaine ? Pas si sûr …

A la suite d’un mail collectif envoyé par un collègue démissionnaire, mais néanmoins facétieux, sous forme de quizz « devinez-pourquoi-je-plaque-tout-vous-ne-trouverez-pas-forcement-la-bonne-solution-mais-vous-poserez-néanmoins-des-questions-sur-votre-boulot », Alexandre des Isnards et Thomas Zuber ont commencé à évoquer ces situations tragi-comiques du quotidien de ces jeunes cadres et a collecté des témoignages sur les abus et aberrations rencontrées. Le fruit de ce travail est rassemblé dans cet ouvrage au nom évocateur « L’open space m’a tuer ». Passionnant à lire, car il permet de soulever une réalité méconnue ou niée sur le stress au travail, notamment chez les jeunes cadres. Fortement orienté « à charge », il ne s’agit pas non plus d’un document de sociologie, car là n’était pas le but des auteurs, qui désiraient avant tout donner voix au chapitre à ces individus, qui taisent souvent leurs souffrances en raison de l’incompréhension de leur entourage (« Mais tu as un métier formidable !! ») et de la simple nécessité de « survivre » au travail.

L’open space m’a tuer
Alexandre des Isnards et Thomas Zuber
Hachette Littératures
211 pages. 16.50€. ISBN : 978-2-01-237408-9

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Fin de chaîne de Michel Galvin

fin de chaine de michel galvinGrâce aux ingénieux conseils de deux collègues (merci Domi ! merci Thierry !),  j’ai découvert une BD assez loufoque mais palpitante et terriblement profonde « Fin de chaîne ».
Mais de quelle chaîne parle-t-on ? Ici c’est une chaîne biologique, plus précisément de ces glougloutantes dindes.
Panique chez un troupeau isolé en plein désert, Jeando, – à moins que ce soit Niko ? – est retrouvé mort sous un rocher. Ce fait divers ne tarde pas à devenir un évènement quotidien car  les « accidents isolés à répétition » se multiplient, tant et si bien que la colonie se trouve fortement déplumée … Pendant que chacun cherche à savoir qui est mort (c’est dingue comme on peut ne plus se reconnaître entre soi tant on se ressemble !), et y va de sa supposition (et si c’était un suicide-génocide ?), certains suivent leur petit bonhomme de chemin, comme Charles, véritable harangeur des foules et tribun, maître ès théories philosophico-socio-existentialistes comme la panique inflationniste en milieu extrême ; ou bien encore Raymond, qui dans une transcendance mystique, se voit désigné comme l’élu de l’Unique ! Ces 64 pages de one-shot montre une foule de méléagris quelque peu déjantée mais si ressemblante d’une autre espèce … humaine cette fois-ci ! N’hésitons pas à ouvrir cette BD et à faire un tour de l’autre côté du miroir …
Le dessin de Michel Galvin, fait de coupés-collés, peut surprendre à prime abord, mais il charme par son côté déroutant et inhabituel qui convient à merveille à ce conte philosophique.

Fin de chaîne
Michel Galvin
Editions Sarbacane
64 pages. 14.90€. ISBN : 978-2-84865-268-9

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Kill the Granny

En tête des derniers coups de coeur lecture : Kill the Granny, audacieusement et si justement sous-titré les Bijoux du chat. Nan, il ne s’agit pas là d’une nouvelle série BD, mais bien d’un one-shot délirant et sarcastique dont le personnage central est un matou castré et fort peu cérébré ! Sous ses airs de matou affable se cache un conspirateur de premier ordre. Dès lors qu’il réalise combien sa vie amoureuse sera désormais limitée, le chat en question oeuvre dans un seul but : supprimer la « pauvre » mamie qui s’occupe amoureusement de cette boule de poil à laquelle elle consacre désormais toute son affection. Rien n’est trop beau pour parvenir à ses fins, pas même un pacte avec le diable, un brin déconnecté lui aussi, sensé l’aider à accomplir son plan funeste … Sensé, car il est des alliés dont il faudrait mieux se passer, et le chat aura bien assez de ses neuf vies pour l’apprendre. A ses dépens ? Une vie de chat vengeur est loin, très loin d’être un long fleuve tranquille, et le chemin vers Thanatos est semé d’embûches.
Cette BD qui se découpe en neuf épisodes apporte une bouffée de fraîcheur et de rires devant ce chat loufoque et peu conventionnel. Ses aventures, ainsi que le style de dessin, n’est pas sans rappeler les Happy Tree Friends. A lire pour le plaisir et se divertir.


Kill the Granny, Les Bijoux du Chat

Francesca Mengozzi, Giovanni marcora, Paul Lafont.
Editions Pavesio. Collection « Factory ».
109 pages. 14.90€. ISBN : 978-88-623-3005-3

A découvrir !
http://www.pavesio.com/edizioni_fra.asp
http://www.happytreefriends.fr/

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