Mois : janvier 2015

PAL 2015 et petit défi lecture !

Fotolia_15187716_XS-e1cb7Nouvelle année rime souvent avec bonnes résolutions, et chaque année parmi « LA » liste salvatrice qui changera tout, se trouve la lecture de ma PAL … de ma propre bibliothèque. Vous voyez les livres dont je veux vous parler aujourd’hui ? Mais si ceux-là, que nous voulions, qu’on désirions tant parce qu’on connaissions ou voulions alors découvrir cet auteur avec « SON » livre, l’unique, le Saint-Graal, parce que une bonne âme nous les avait recommandés, parce que …, parce que … nous avions plein de bonnes raisons, mais toujours est-il que nous les avons délaissé, abandonné sur nos étagères, et que croiser leur couverture suppliante nous fait culpabiliser de ne pas avoir encore pris le temps, parce que voilà un autre livre a croisé notre chevet. Un véritable vagabondage littéraire !

Ce qui change cette année ? Je les ai bien identifié et avant de décider de les libérer pour d’autres aventures littéraires, je vais prendre le temps de les lire ces élus délaissés.
(musique de circonstance) Sont donc nominés :
– Freedom, Jonathan Franzen (oui, je sais, comment ne pas l’avoir déjà lu je rougis :s)
– Désirer, Richard Flanagan ;
– Muse, Joseph O’Connor ;
– Apprendre à finir, Laurent Mauvignier ;
– Extinction Club, Jeffrey Moore ;
– Le potager des malfaiteurs ayant échappé à la pendaison, Arto Paasilinna ;
– Hypothermie, Arnaldur Indridason ;
– L’Expert, Trevanian (un Gallmeister, en plus, mon éditeur chouchou) ;£
– Dérive sanglante, William Trapply (même sort) ;
– La Guerre du whisky, Elmore Leonard ;
– En un monde parfait, Laura Kasischke ;
– Prodigieuses Créatures, Tracy Chevalier ;
– Caïn, José Saramago ;

Du côté des classiques :

– Belle du Seigneur, Albert Cohen  ;
– La Promesse de l’Aube / La Vie devant soi, Romain Gary ;
– Guerre et Paix, Tolstoï ;
– La Bête humaine, Zola ;
– Les Brûlés, Zoë Oldenbourg ;
– Orgueil et Préjugés, Jane Austen ;
– La Modification, l’Emploi du Temps, Michel Butor ;
– Au Coeur des Ténèbres, Lord Jim, Joseph Conrad ;
– Nouvelles extraordinaires, Edgar Poe ;
– Le Dernier jour d’un Condamné, Victor Hugo ;
– De Sang froid, Truman Capote ;
– Le Monde comme il va, Voltaire
– Voyage à Tambouctou, Roger Caillé

Enfin sur le site de Babelio, un challenge lecture plutôt sympa a été proposé ! Voici le défi, il  s’agit de lire, en 2015 :

Un livre de plus de 500 pages
Une romance classique
Un livre adapté en film
Un livre publié cette année
Un livre dont le titre contient un nombre
Un livre dont l’auteur a moins de 30 ans
Un livre avec des personnages non-humain
Un livre drôle
Un livre écrit par une femme
Un livre à suspense ou un thriller
Un livre dont le titre est composé d’un seul mot
Un recueil de nouvelles
Un livre qui se déroule dans un autre pays
Un livre qui ne soit pas de la fiction
Le premier livre d’un auteur célèbre
Un livre que vous n’avez pas encore lu écrit par un auteur que vous adorez
Un livre recommandé par un ami
Un livre qui a gagné le prix Pulitzer
Un livre basé sur une histoire vraie
Un livre qui est tout en bas de votre PAL
Un livre que votre mère adore
Un livre qui vous fait peur
Un livre qui a plus de 100 ans
Un livre choisi pour sa couverture
Un livre que vous auriez dû lire pour l’école mais que vous n’avez pas lu
Des mémoires
Un livre que vous pouvez terminer en une journée
Un livre dont le titre contient des antonymes (Antonymes : mots aux sens opposés – exemple : Guerre et Paix)
Un livre qui se déroule à un endroit où vous avez toujours voulu aller
Un livre paru l’année de votre naissance
Un livre avec de mauvaises critiques
Une trilogie
Un livre de votre enfance
Un livre avec un triangle amoureux
Un livre qui se déroule dans le futur
Un livre qui se déroule au lycée
Un livre dont le titre contient une couleur
Un livre qui vous a fait pleurer
Un livre avec de la magie
Un roman graphique (ou bande dessinée)
Un livre d’un auteur que vous n’avez jamais lu
Un livre que vous possédez mais que vous n’avez jamais lu
Un livre qui se déroule dans votre ville
Un livre traduit d’une autre langue
Un livre qui se déroule pendant Noël
Un livre écrit par un auteur avec les mêmes initiales que vous
Une pièce de théâtre
Un livre qui a été interdit
Un livre basé sur une série télé ou qui est devenu une série télé
Un livre que vous avez commencé mais jamais terminé

Soit 52 livres, trilogie comprise ! Plusieurs niveaux sont proposés : c’est à découvrir ici !
Pour ma part, je m’inscris en intermédiaire, car un bon gros trimestre de cours m’attend encore, et vous, vous lancez-vous ? Quelle est votre PAL 2015 ?

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La Responsabilité de l’écrivain

Ce n’était pas exactement le premier article que j’avais envisagé pour ce début d’année. J’en ai entamé un le 6 janvier que je pensais finaliser le 7 traitant de PAL et de challenges de lecture. Les actualités n’en ont pas décidé autrement, j’ai choisi de programmer sa publication mardi.
D’autres blogs ont poursuivi leurs critiques comme si de rien n’était, et c’est très bien ainsi de rien changer. Pour ma part, je souhaite juste vous proposer quelques lectures, qui méritent le détour.
De nombreux débats, politiques, religieux, se sont ouverts autour de la liberté d’expression. Et bientôt le mot fut lâché de la responsabilité des dessinateurs de presse, mais aussi de façon bien plus large, de toute personne prenant la parole : écrivains, satiristes, caricaturistes … Peut-on parler de tout et rire de tout ? Ce qui génère une toute autre question : qui édicte cette norme et est « légitime » pour créer cette norme, cette ligne de démarcation, à partir de laquelle on bascule du licite à l’interdit, à la censure ?
Voici donc quelque pistes de lecture pour celles et ceux qui souhaiteraient creuser la question.

L’histoire littéraire nous montre que ces normes ont toujours été fluctuantes, intimement lié au champ politique, à la société dans laquelle l’écrivain vit. Je parle de ce champ littéraire, mais chaque art a connu ce mouvement spécifique (parcourez si vous ne l’avez toujours pas fait Les Règles de l’Art du sociologue Pierre Bourdieu).
Le premier à avoir initié cette réflexion autour de la réflexion de l’écrivain, c’est Sartre avec son ouvrage Qu’est-ce que la littérature ?, pierre fondatrice de cette réflexion dont découlera toute réflexion et critique ultérieure. Pour Jean-Paul Sartre, il y avait alors urgence à lancer cette réflexion, alors même que la France vivait les heures sombres de l’épuration, qui visa également les intellectuels ayant participé ou s’étant abstenu.La quintessence de sa pensée est que tout écrivain est situé, écrit pour des lecteurs et pour dévoiler le monde. Sa responsabilité de se plier à cette situation et d’agir pour l’écriture : il se doit d’être engagé.

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Si sa pensée sera critiquée et remodelée par d’autres philosophes ou sociologues, ce sera dans le sens d’une plus grande précision pour défendre l’acte performatif qu’est l’écriture, qui agit sur le monde. Preuve en est selon Gisèle Sapiro, sociologue issue des bancs de Bourdieu et auteur de La Guerre des Ecrivains, La Responsabilité de l’Ecrivain, les multiples procès ou condamnations auxquels de nombreux écrivains ont dû faire face au cours de l’histoire de la liberté d’expression, histoire intimement liée à la morale publique.
Elle illustre son propos à travers l’étude des lois Serre. Promulguées en 1819, il s’agissait alors de la mise en place d’un système répressif de la liberté d’expression permettant la sauvegarde d’un régime encore jeune, craignant d’être renversé à l’image de la monarchie une trentaine d’années plus tôt. Les procès furent  multiples. Flaubert se aura été assigné à comparaître pour Madame Bovary.
Son procès retentissant aboutit à un acquittement et à un jugement montrant combien une salle d’audience est impuissante à juger d’une expression littéraire, qui s’est autonomiste, coupée de la sphère du pouvoir. Flaubert s’était alors joué des juges en plaidant que la forme ne faisait que retranscrire la faiblesse de Madame Bovary, sorte de Don Quichotte qui ne ferait plus la distinction entre le vrai et le faux, par abus de lecture. La théorie de la contagion était alors en vogue, et seuls des esprits « forts » pouvaient être destinés à lire, lecture de fiction qui pouvait être dangereuse …
Dans ces Critiques d’art, Baudelaire aborde notamment la question de la caricature, et plus particulièrement dans l’Essence du rire, du comique, dont il distingue deux types, le comique « significatif » et le comique « absolu », qui est précisément un jeu d’images, un regard ironique sur une réalité déformée.

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