Mois : avril 2016

Quiconque exerce ce métier stupide mérite tout ce qui lui arrive

Godard, rappelle Benjamin, dit que les Américains ont toujours aimé ce qu’il y avait de plus con chez les Français : la Tour Eiffel et Maurice Chevalier. Ce que les Américains ont aimé dans ce film, c’est le personnage du père, le râleur à moustaches qui conduit sa 2 CV pourrie à travers les routes défoncées de la campagne française. C’est exactement l’image que les Ricains se font des Français : le béret, la baguette, les moustaches, cons à bouffer du foin, sales et inaptes au cinéma. Sur ce point ils n’ont pas tort. Tu leur as donné raison.

Quiconque exerce ce métier stupide Silence un peu long sur le blog et pourtant de nombreuses lectures, mais parmi elles pas d’étincelles particulières. Cependant je vais les partager avec vous, même si habituellement je tiens à mettre en avant plutôt de gros coups de cœur.

Premier billet avec le dernier ouvrage de Christophe Donner dont j’apprécie particulièrement la plume. J’avais littéralement fondue pour son À quoi jouent les hommes, qui retrace l’histoire du pari mutualiste et sa passion pour l’hippisme transmise dès le plus jeune âge par son grand-père. Son tour de force avait été de rendre cette épopée passionnante tant le personnage de Joseph Oller était fascinant.

Dans ce nouvel opus, un autre personnage solaire se déploie au fil des pages : Jean-Pierre Rassam, producteur émérite du cinéma de la Nouvelle Vague, dont le destin est inextricablement lié à celui de Claude Berri, que sa sœur Anne-Marie Rassam a épousé, et dont la sœur (celle de Claude Berri), vit avec Maurice Pialat, vous me suivez toujours ?

Dans les coulisses de la Nouvelle Vague

Deux réalisateurs et un producteur liés par les liens familiaux et une passion à géométrie variable pour le septième art. Berri est hanté par l’œuvre autobiographique parfaite et le budget. Pialat a une ambition qui  n’a d’égale que la volonté de la réaliser . Rassam est quant à lui un électron libre, un esprit en-dehors de toute contingence qui réussira avec aisance sans avoir été formé pour ces métiers du cinéma. Trois parcours distincts, trois tempéraments qui se déchirent finalement sur fonds d’années 60 et 70. Un intervalle entre la mort de Raoul Levy et le suicide de Rassam. Une vit tonitruante et virevoltante.

A l’image d’une grande chronique du cinéma français,Christophe Donner déroule les anecdotes mais aussi une sorte d’histoire amoureuse de la Nouvelle Vague étoffée à l’excès parfois. Au gré de certains monologues ou de micro-événements, le roman me semble devenir trop bavard et nous perd. Querelles et rivalités se dévoilent, montent en puissance et impriment au roman une tension toujours plus forte, au rythme effréné de l’inextinguible et jouisseur Rassam.

Donner conserve cette plume si attrayante, mais ce microcosme fascine ou laisse indifférent, ce qui est plutôt mon cas. La rencontre n’a donc pas eu complètement lieu avec ce livre, qui n’est pas moins non dépourvu de qualités d’écriture. Une belle découverte malgré tout : la personnalité de Jean-Pierre Rassam, nabab magnifique et figure emblématique d’une période pas si dorée où tout semblait néanmoins possible.

Quiconque exerce ce métier stupide mérite ce qui lui arrive
Christophe Donner
Éditions Grasset
304 pages. 19€. ISBN : 9782246800323

À voir 
imagele site de Christophe Donner

le site des éditions Grasset

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The Mesh

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Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui je vais vous présenter un jeu … mathématique ! Je n’ai pas eu trop le temps de lire ces dernières semaines et d’écrire mais les vacances à venir arrivent à point 🙂

Dans ce jeu, vous devez libérer les douze anciens signes du Zodiaque détenus l’Empereur de Jade. Pour ce faire, vous devez résoudre les défis mathématiques qu’il vous pose.

 Entre casse-tête et puzzle game, stratégie et rapidité, vous devez résoudre des calculs de plus en plus complexes. Rien de bien neuf me direz-vous ? Vous évoluez au fur et à mesure des niveaux, sur un plateau virtuel constitué de 12 cases.

Vous devez absolument trouver le chiffre central. Une fois, deux fois … plusieurs fois sont possibles, souvent deux. Vous ne tombez pas juste ? Aïe, vous perdez autant de cases que le chiffre qu’il vous reste !

 

the mesh

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Bien entendu, vous utiliserez l’addition (cases de la même couleur), mais aussi le soustraction pour parvenir à vos fins

D’autres offrent la possibilité de multiplier, mais aussi de diviser , rien n’est figé, vous pouvez leur attribuer une valeur positive ou négative, d’un simple appui tactile, tout comme vous pouvez choisir de diviser par deux plutôt que de multiplier par un simple appui également.

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La particularité de ces cases, sinon le jeu semblerait bien trop simple, c’est non seulement qu’elle se réduise au fur et à mesure de vos erreurs, mais passer le niveau dix, vous serez confrontés à des choix qui peuvent faire basculer en un mouvement votre jeu. Votre rapidité est testée avec des cases qui se modifient rapidement


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Ou encore saurez-vous garder votre sang froid en mode bombe ou nuit ?

Mais rassurez-vous votre parcours n’est pas uniquement constitué de pièges ! Certaines cases particulières peuvent vous aider à récupérer des cases au fur et à mesure de votre progression ! Au fur et à mesure de vos calculs, un cube peut se reconstituer et faire apparaître une case supplémentaire ! Plus de cases c’est non seulement plus d’aisance (même avec autant de chiffres que de cases vous pouvez les déplacer mais gare aux fusions indésirables ! ) mais également plus de possibilités en fonction des chiffres tirés !

Mais c’est aussi un jeu dont l’esthétique épurée est un plaisir pour les yeux. Chaque niveau est illustré par un animal en origami animé. Deux modes sont également possibles, dont le nouveau mode zen sans pression de temps.

Ce casse-tête est passionnant et addictif dans le bons sens du terme, nous poussant à toujours mieux relever les défis qui nous sont proposés : observation, analyse et rapidité seront vos alliés. Les opérations de base étant utilisées le rend accessibles dès 8 ans (niveau CE2 lorsque l’on aborde les divisions). Plus tôt c’est également possible avec l’aide d’un grand, sinon la frustration peut vite être là, une fois toutes les cases perdues, vous devez reprendre votre quête … au commencement !

A voir en vidéo également la présentation du jeu par CreativLab.

Il est disponible sur iPad et iPhone et coûte 1,99€, ce qui est fort peu payé pour un jeu aussi intelligent dont la qualité est indubitable.

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