minimalismeAvant d’entamer cette nouvelle rubrique dans ce blog, j’ai beaucoup hésité, me demandant s’il n’était pas préférable de faire de cette rubrique un blog à part entière. Cependant, dans un souci de simplicité, il me semblait pas forcément judicieux de gérer deux blogs à la fois. Il ne s’agit pas d’exposer une théorie, mais de partager une expérience, des questionnements.
Pour certains le minimalisme est synonyme d’austérité, de rigorisme et d’une certaine pauvreté de vie. Pour d’autres il s’agit d’un Graal à atteindre, une sorte de béatitude. La variété des expériences entre ces deux extrêmes laisse à penser qu’un équilibre est à trouver. Si le minimalisme peut sembler « tendance »,il reste à redécouvrir, à approfondir.

En route vers le minimalisme

Pour ma part, il s’agit d’un processus lent et long qui résulte de plusieurs prises de conscience différentes, dont l’aspiration sous-jacente était et est une vie plus simple. Derrière ce libellé, chacun va traduire différemment cette simplicité, mais le sentiment partagé semble celui d’une volonté de se détacher des biens soucis matériels, de mieux gérer temps, de vivre des choix plus éclairés : que ce soit mieux s’organiser ou acheter moins mais mieux … Il s’agit pas de se couper de cette réalité matérielle, mais d’échapper à la spirale contraignante de la consommation à tout crin, de la gérer différemment : connaitre ses vrais besoins, aller au-delà de ses fausses envies. Les quelques paragraphes ci-dessous vous donneront les clés de mon expérience et les thèmes qui seront abordés dans de prochains articles 🙂

S’alléger

La vie plus simple, c’est pour partie plus d’organisation, tout du moins une meilleure organisation … mais au service de quel but ? Pour tendre vers quoi ? Souvent, il s’agit d’un refus d’un « trop » : trop de pression sociale, trop d’obligations, trop de tâches répétitives qui perdent leur sens, … Le réel problème étant le « pas assez » qui en résulte. Pas assez de temps pour soi, de temps pour les autres, pour se réaliser, pour habiter chaque instant et non le subir.

Se recentrer sur soi-même

La première étape de donc une étape de bilan, plus ou moins amer, qui amène à une redécouverte de soi, des sources de notre aspiration profonde, nos rêves et désirs. Quels but et sens à ce que l’on fait ? Pour qui ? Pour-quoi ? Dans plusieurs témoignages de minimalistes, il s’agit avant tout de « poser » ses valeurs, de les formaliser, pour soi-même, vis-à-vis d’autrui ou encore en famille.

Trouver une boussole

Ce « life statement » est comme une boussole sert à clarifier et à réorienter nos choix en fonction de l’écart qui se présente. Il constitue un solide allié pour aborder certains virages délicats ou tout simplement poursuivre son chemin. Il ne s’agit pas de se figer, car nos aspirations peuvent évoluer, il s’agit de ne pas les oublier dans un premier temps pour mieux s’orienter vers elle.

Remettre de l’ordre

Voilà l’invitation principale. Ce n’est pas que physique, en agissant sur notre maison ou notre environnement, c’est également philosophique. Il s’agit de remettre les choses à leur bonne place, en perspective par rapport à nos valeurs, nos besoins, nos aspirations. Si je n’ai pas de besoin particulier en matière de chaussures, pourquoi acheter une énième paire alors que je me plains justement de ne pouvoir sortir avec ses amis plus souvent

S’interroger, s’étonner

Si les objets prennent le pas sur le relationnel alors que même que c’est cette valeur que je souhaite défendre, je suis alors en porte-à-faux. C’est l’occasion de se confronter à ses propres paradoxes et plus globalement aux chemins que la société nous propose. Le préalable peut être la remise en question de la société individualiste ou/et de consommation dans laquelle nous vivons. Tout comme ce questionnement peut émerger après une réflexion plus égocentrée. Le minimalisme a plusieurs portes d’entrée !

Cinq mots-clés pour montrer que le minimalisme possède plusieurs portes d’entrée que nous découvrirons de façon plus pratique prochainement !

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