Je crois qu’il y a autant de sortes d’amour qu’il y a de personnes au monde. J’aime les poires, les figues et la salade, mais je ne vais pas les épouser. J’aimais mes tantes, mais pas au point de continuer à vivre avec elles. J’aime les livres, et je couche avec, mais c’est un mauvais exemple…

douceur des hommesSi ce fut un réel plaisir de retrouver la plume ciselée et précise de Simonetta Greggio, mon plaisir fut moindre qu’à la lecture des Mains nues. En effet, le suspens se met difficilement en place et l’issue de ce « road-book » demeure prévisible.
Mais son charme réside avant tout dans cette rencontre transgénérationnelle de deux femmes, l’une, Fosca, à l’aube de sa vie, l’autre, Constance, jeune femme orpheline, qui trouve en cette amitié une mère qu’elle n’a pas connue. Elle accompagne sa vieille amie dans les derniers jours de sa vie, pendant lesquels au fil des kilomètres, s’égrènent les souvenirs, témoignages d’une vie d’épicurienne, de femme libre, qui a aimé et fut aimée. Une vie sans remords, mais où l’on devine derrière les ombres du passé, des regrets. La flamboyance de sa langue pointe le bout de son nez dans ce premier roman, qui n’en demeure pas moins un portrait de femmes attachant, malgré un rythme un peu lent.

La douceur des hommes
Simonetta Greggio
Stock.
175 pages. 17€. ISBN : 2-234-05748-5

A lire !

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