Catégorie : Ecouter

5 albums anti-morosité contre le Blue monday !

Le 3e lundi du mois de Janvier est qualifié de « blue monday« , le jour de l’année le plus déprimant !
Ce sont des études très sérieuses d’un psychologue, Cliff Arnal de l’Université de Cardiff, qui ont démontré que ce lundi ne serait pas un lundi comme les autres.
Sempiternel retour de week-end, oui mais que cela ! Le soleil et les températures sont au plus bas, les « vacances » de fin d’année commencent à être loin, et pour certains qui auront faits des folies à Noël, les dettes à éponger alors que le salaire semble être lui aussi tout aussi loin … Quant aux « résolutions » nouvelle année, elles ont en général pris un peu de plomb dans l’aile si elles ne sont pas désormais lettre morte … Fatalitas ? Ces études auraient financé par une agence de voyage prônant justement des produits spécifiques pour s’évader au morne mois de janvier et Cliff Arnal a également pris du recul face à ce travail et avoue désormais que la formule du lundi déprimant n’aurait pas de sens ! Ouf, nous voilà soulagés  😉

blue monday
W Weather (météo), (D-d) debt (dettes contractées à Noël – capacité effective de remboursement avant la prochaine paie), T Time (temps écoulé depuis Noël), Q (temps écoulé depuis nos résolutions du Nouvel An), M (Manque de motivation), Na (besoin d’agir) … Ne cherchez pas d’unités, il n’y en a pas oO !

Dans le doute, préparez chocolats et autres douceurs pour écouter une sélection subjective anti-morosité !

devendra banhart cripple crow
Devendra Banhart * Cripple crow

Un univers folk, joyeux, irrévérencieux et hautement joyeux, Devendra Banhart crée le renouveau de la folk psychédélique !

Donavon Frankenreiter * Move by yourself
Donavon Frankenreiter * Move by yourself

Entre funk, soul et jam, un album énergique !

Frida * BO du film
Frida * BO du film

Oscar de la meilleure musique de film en 2003, la BO d’Elliott Goldenthal vous emporte au Mexique,
entre une pointe de mélancolie et joie de vivre

Nathaniel Rateliff and the Night Sweats
Nathaniel Rateliff and the Night Sweats

Gros coup de coeur pour ce groupe récemment découvert entre vintage R&B, gospel et soul !
Une musique pleine de vie qui donne la pêche !

Iggy Pop * Lust for life
Iggy Pop * Lust for life

Pour son Passager et Lust for life, quels meilleurs médicaments anti-morosité ?

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Little talks – Of Monsters and men

Pof monsters and menetite incursion islandaise pour démarrer la journée avec la pop-folk entraînante de Of Monsters and men et leur « Little talks » festif et entêtant. Ce titre phare fait partie de leur premier opus My Head is an animal, sorti en 2012, grâce auquel le groupe va connaître aussitôt une renomée internationale marquée par les plus grands festivals ainsi que leur participation à l’excellent Jimmy Fallon show et à la bande-originale d’Hunger Games.
2015 a vu la sortie de leur 2e album Beneath the skin. A l’instar de leurs compatriotes Sigur Ros, ils ont fait une apparition collective dans l’épisode « The Door » de la saison 5 de Game of Thrones.

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Music ! The Letting Go Bonnie Prince Billy

letting go bonnie prince billySi comme moi, vous êtes amoureux des songwriters américains et que vous ne connaissez pas encore le talentueux bonhomme, vous serez pris entre les rêts de cette perle, déjà sortie en 2006, et reprise – de façon plutôt palotte – dans la BO du film, This must be the place, de Paolo Sorrentino (avec l’excellent Sean Penn en diva rock-star sur le déclin >>> je vous le recommande vivement pour cette interprétation mémorable de cet adulescent de 50 piges ! )

Un musicien sans frontières

Bonnie « Prince » Billy ne court pas après la gloire. Pourtant le succès croise sa route depuis ses premiers pas dans la musique, âgé alors d’une vingtaine d’années. Le fruit d’un travail constant pour cet accro qui ne peut passer plusieurs mois d’affilée sans enregistrer, EP et autres pépites. Il faut dire qu’il aime brouiller les pistes et use et abuse des pseudos, souhaitant ainsi préserver la relation qui s’établit entre l’artiste et son public. Une reconquête et une séduction permanente en quelque sorte…  Ainsi il aura composé sous les noms de  Palace, Palace Music, Palace Songs avant d’opter en 1999 pour cette double référence à Bonnie Prince Charlie, figure historique et romantique de la révolte contre l’Angleterre pour le retour au trône de son père James III d’Ecosse, et Billy the Kid, le célèbre hors la loi de l’Ouest sauvage.

C’est donc hors des codes, dans une scène alternative que Will Oldham (c’est son vrai nom) se bonifie avec l’âge, comme le bon vin, n’hésitant pas à franchir les frontières que la critique lui imposerait bien en travaillant avec d’autres artistes d’horizons musicaux différents (rap, punk, post-punk).

Un univers de ballades dépouillées et envoûtantes

 The Letting Go, mêlant compositions originales et quelques reprises de titres antérieurs (ou l’art de sublimer encore plus des créations précédentes) occupe une place de choix dans ma discothèque. Il m’accompagne très régulièrement et fait partie de ceux qui hante mon panthéon personnel, mon jukebox intérieur.

Tout d’abord, dans la ballade Love comes to Me, Oldham vous bercera par sa voix chancelante qui n’est pas sans évoquer celle d’un autre songwriter que j’aime particulièrement, Damien Rice. La magie de cet album est celle aussi du duo harmonieux que forment Oldham et Dawn McCarthy (Faun Fables). Celle-ci d’une voix aussi cristalline que puissante apporte un écho enveloppant, comme un écrin, aux chansons et à la sincérité si simple des accords de la guitare d’Oldham. Less is more, et son univers dépouillé (même si certains titres s’avèrent plus orchestrés) laisse encore mieux les textes et les textures de sa voix et Dawn prendre une ampleur juste et percutante.

Des fruits musicaux acides et sucrés.

Mais attention la douceur peut cacher aussi la rudesse de la vie, comme No Bad News, dont la principale protagoniste fait le sermon de ne plus porter de mauvaises nouvelles à autrui (Well, something bad happens and a lot of people go / Bad themselves, that’s how awful it is Turning half the heart into something hard and dark / And she had to bring here this) ou encore Big Friday, où la femme salvatrice n’en est pas moins en souffrance mais solide comme un roc.

Fortement intimiste, plutôt que strictement romantique, c’est un climat de rêve et d’introspection qui émane de l’album. Deux titres plus « enlevés » démontrent une énergie particulière et envoûtante. Tout d’abord le torturé Cursed sleep, aussi agité et  tourbillonnant que la nuit sans sommeil que la chanson évoque, et le sombre The Seedling servi par un univers étrange et oppressant, musicalement très riche.

Enfin « le » sublime Lay and Love dont la mélodie hypnotique, entre accords de guitare et percussions lancinantes, qui s’écoute lui aussi, tout aussi simplement.

Bonnie ‘Prince’ Billy « Lay and Love » from John Lee on Vimeo.

The Letting Go.
Bonnie Prince Billy
(Domino /PIAS) 2006

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MONEY Hold me forever

Money home me foreverPour débuter cette semaine, un gros coup de cœur à partager avec la pop indé évanescente et hypnotique de MONEY, groupe made in Manchester. Hold me forever est tiré de le premier et seul album pour le moment, The Shadow of Heaven. Poétique et lyrique, ne vous méprenez pas sur son apparente légèreté : religion, mort, luxure et solitude sont au programme de ces 10 titres envoûtants. Un album qui frise la perfection, mais fort prometteur pour ce groupe tout juste formé il y a cinq ans. Mais assez parler, écoutez donc et profitez du clip vidéo, réalisé par l’acteur Cillian Murphy, avec le concours des danseurs de l’English National Ballet.

Le site du groupe MONEY

Money Hold me forever 
The Shadow of Heaven
Bella Union. 19€

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Niet Popov ! David Sire

Niet_Popov_David_SireNiet Popov est un album plein d’énergie pour toute la famille ! Découvert à l’occasion d’un spectacle avec David Sire et Pierre Caillot, la maisonnée suit de près désormais les aventures de Titi et Zinzin, deux copains, qui osent franchir une palissade interdite.

Grand vent de liberté, belle complicité, rigolade et grand questionnement, voilà le beau programme de ces douze belles chansons. « Garanti 100% onomatopées », ils nous traînent dans un monde d’émotions et de réflexion, car si l’impertinence est au rendez-vous, elle est là pour aider à grandir et (conserver !) sa liberté. Ces petites histoires sont un concentré d’univers : jours de grisaille ou jours de joie, petits plaisirs du quotidien, humeur ronchonne ou rebelle. Intelligentes et touchantes, petits et grands peut se retrouver dans un petit Popov.  Album 100% musique également, loin des mélodies doucereuses, c’est un festival musical sur des airs endiablés (« Hop hop hop » ou la vie   trépidante des adultes vu par un Popov),  jazzy ou lancinants, alliant virtuosité des jeux de mots comme « Oh » et son fameux caméleoh.

Un joli livre-CD illustré par Magali Le Huche

A voir !

Le site de David Sire
Le site des éditions des Braques, où vous trouverez également des coloriages, des partitions

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Le monde diplodocus : les Dinos sont de retour !

le monde diplodocusBienvenue dans le monde diplodocus ! Celui où se croisent dinosaures,  dromachons et autre créature fantastique digne d’un inventaire à la Prévert ! Cet album jeunesse clame haut et fort que les dinosaures ne sont pas morts, et c’est une farandole de onze chansons drôles et trépidantes qui vous emmèneront dans un univers charmant et réjouissant, plein de malice, de poésie et de doux rêves ! Retour garanti au temps de la préhistoire, pour une cohabitation des plus pacifiques, si ce n’est un doudou dino envahissant et un T-rex qui roule des mécaniques.

Non les dinosaures ne sont pas morts !

Les grands paléontologues en herbe seront également subjugués par ces ritournelles qui renouvellent le paysage de la chanson jeunesse, car qui dit enfants, ne dit pas forcément paroles gnangnans !  Les textes sont soignés, humoristiques et  poétiques. Ils vous feront faire un voyage ludique au pays des mots. Quant à la musique et aux performances vocales, elles sont également au rendez-vous. A la fine équipe de Nicolas Berton se sont joints Tété, Alexis HK & Liz Cherhal, Fannytastic, Matthieu Ballet.

Un must à écouter, se repasser, chantonner à la maison ou en voiture dès 3 ans.

Le monde diplodocus
naïve jeunesse 22€

A voir !
Le site du Monde Diplodocus

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Raising Sand, une pépite inattendue

raising sand

Que peut donner une rencontre entre Alison Krauss, chanteuse-violoniste renommée de bluegrass, et Robert Plant, charismatique leader des Led Zeppelin ?
Une collaboration heureuse et raffinée qui se traduit par l’album « Raising Sand ». Cet album, couronné de cinq Grammy Awards dont celui de meilleur album de l’année en 2009, apparaissent plusieurs reprises notamment une de  Please Read The Letter composé par Robert Plant himself, ainsi que Trampled Rose, dont la paternité n’est assurée ni plus, ni moins par Tom Waits. Ce toilettage de titres des années 60 est réalisé avec finesse, sans aucune lourdeur pour un résultat très contemporain, un univers envoûtant.

Un duo complémentaire au charme naturel

Le succès de cet album tient notamment dans ce duo complémentaire qui fonctionne de manière naturelle, fluide. Il se dégage un « son » issu de ce projet pourtant inattendu et pour ainsi dire étonnant sur papier entre le hard rock et le bluegrass. Chansons de choix mais méconnues du grand public, artistes n’ayant plus rien à prouver dans leur domaine et souhaitant réellement collaborer ensemble (influences des plus éclectiques de Plant, admiration de Krauss pour Led Zep), le cocktail ne serait pas complet sans le travail de production de T-Bone Burnett à qui l’on doit notamment la musique  du film O Brother Where Art Thou des frères Coen et qui sut entourer les duettistes des meilleurs musiciens de sessions bluegrass dont Marc Ribot (guitare électrique, banjo), Jay Bellerose (batterie), Dennis Crouch (basse), Patrick Warren (piano, clavier, orgue)…

Si certains duos ne ressemblent guère qu’à une vague superposition d’univers pour répondre aux sirènes du marketing, ici, la fusion est bien réelle, et le résultat dépasse largement ce qui peut être escompté de l’addition d’une telle équipe !
Paru en 2007, je l’ai découvert il y a deux années déjà, et il constitue une des pièces de choix de ma discothèque. Une seconde collaboration était prévue pour 2009, mais n’a pu malheureusement voir le jour. Cette pépite reste donc un instant musical unique !

A voir !

www.alisonkrauss.com
www.robertplant.com
www.tboneburnett.com

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