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Happy New Year !

Happy New Year to you !

C’est parti pour une nouvelle année de découvertes et de plaisir ! Merci à toutes et tous pour votre fidélité !

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Oh Oh Oh

Je vous souhaite un très joyeux Noël et de belles fêtes de fin d’année !

 

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Tout ce qui est solide se dissout dans l’air, de Darragh McKeon

« Tous ces enfants encore dehors. Il leur faut une dose d’iode prophylactique, immédiatement. Pourquoi est-ce que personne ne s’en est occupé ? – Parce que personne ne s’occupe de rien, Grigori. Nous allons devoir nettoyer tout ça à mains nues. »

9782714458650_tout_ce_qui_est_solide_se_dissout_dans_l_airC’est un premier roman particulièrement brillant et émouvant auquel s’est attelé Darragh McKeon, plus habitué aux planches de théâtre. Dix années d’écriture couronnées par un début des plus attendus  pour cette rentrée mais aussi un des plus prometteurs.

Un excellent premier roman, sensible et intelligent

Tout ce qui est solide se dissout dans l’air est un roman qui vous pousse à prendre le temps de savourer non seulement une belle écriture que l’on rencontre quelques rares fois mais aussi de belles intentions traduites dans des portraits si vivement incarnés que vous plonger dans sa lecture, c’est partager un bout de chemin avec ces personnages qui pourraient bien être un voisin, une tante ou vous.

Darragh McKeon est un pionnier dans l’évocation littéraire de  Tchernobyl. Son tour de force est de parler de la catastrophe en se concentrant sur les hommes et les femmes sans sombrer dans le pathos et sans langue de bois quant au déroule des premières heures cruciales. Un juste équilibre entre fiction, justesse, véracité et épopée.

tout ce qui est solide se dissout dans l'air

 Un roman social  choral et épique

Lire Tout ce qui est solide se dissout dans l’air c’est aller à la rencontre de Maria, une ancienne journaliste publiée dans un samizdat, un de ces fameux journaux dissidents auto publies, ce qui lui valut une arrestation musclée et une reconversion en tant qu’ouvrière dans une usine de voiture.
On s’attache également à Evgueni, son neveu de 9 ans, jeune prodige du piano, qui souffre de n’être accepté des autres enfants quitte à vouloir grandir trop vite pour se rendre plus fort dans une société où prédomine le système D et le petit banditisme.
Artiom est plus vieux mais n’en reste pas moins un enfant pris dans la tourmente, déplacé dans des camps de réfugiés où sont parqués ces familles issues de la zone dévastée. L’ombre  de son père, un des premiers liquidateurs envoyés sur le terrain, traverse tout le roman, emblème de ces familles brisées et de ces hommes qui se sont sacrifies sans le savoir.
Enfin, Grigori, médecin et mari de Maria, incarne ces voix qui n’ont pu être entendues, muselées par un système qui ne pouvait politiquement avouer son échec.

Si les dix années de travail ne sont évidemment pas pour rien dans la qualité littéraire de ce premier opus, ainsi qu’un voyage en Russie, l’expérience de Darragh McKeon en tant que directeur de troupe et dramaturge a nourri habilement l’enchevêtrement des intrigues et la véracité des portraits de ce roman social qui vous habitera encore bien après ses dernières pages.

Tout ce qui est solide se dissout dans l’air
Darragh McKeon
Editions Belfond
424 pages. 22€. ISBN : 978-2-7144-5865-0

A voir !
Le site de Darragh McKeon

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Toilettage estival !

Depuis quelques mois, je souhaitais améliorer la navigation sur le site, et bien ça y est !

 

Après quelques griffonnages sur papier, des recherches pour trouver un bel outil, et quelques heures les mains dans le cambouis pour régler l’ensemble, le bébé a fait peau neuve avec un menu dont je ne suis pas peu fière ! Vous trouverez désormais une section coups de coeur avec du contenu multimédia, une arborescence plus fun avec même des petites icônes qui donnent envie de surfer 🙂

Et puis désormais le menu vous suit discrètement au fil du déroulé des pages

A venir donc plus d’articles, car un blog c’est comme une maison, quand on ne s’y sent pas bien, on a moins envie de s’y investir ! Et désormais cette nouvelle architecture mettra mieux en valeur les contenus que je souhaite partager avec vous ! Et vous, qu’en pensez-vous ? D’autres idées ou envies ?

A très bientôt ! Pour découvrir ces nouveautés, c’est toujours par ici >>> http://lire-ecouter-voir.com

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8 ans !

Voilà déjà huit années que Lire Ecouter Voir est né !
Un anniversaire qui est l’occasion de reprendre le clavier après une interruption de deux mois. Il faut dire qu’entre un festival et les examens, je n’ai eu guère de temps pour lire des romans, chose que j’ai déjà rattrapé avec une grande impatience 😀

Ces huit années sont passées à une vitesse folle, et en 2007, je n’aurai jamais cru être encore au clavier ! Après bien des heures de lecture plus tard, des centaines d’articles, quelques cheveux blancs tout nouveaux, deux grands marmots, une licence et une migration wordpress, le bébé blog a bien grandi !

J’espère de sa pause pré-ado vous réservera encore plein de belles surprises, à vous lecteurs de tout poils, de passage ou fidèles, un ENORME merci car c’est à vous que je dois cet anniversaire aujourd’hui !

Alors pour célébrer ce 8ème anniversaire, voici mon top 8, des lectures à découvrir pour les beaux jours à venir 🙂

Un roman étranger à couper le souffle

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Des nouvelles pour frémir

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Un BD pour frémir encore et toujours

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Un roman français qui remue âme et tripes

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Un roman pour rêver

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Un polar à dévorer (critique à venir !)

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Un roman qui fait réfléchir à tous les âges

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Un album jeunesse drôle beau à croquer en famille

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Et un peu de musique pour saupoudrer le tout !

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Peaky blinders

Peaky blindersAlors si cette semaine, je n’ai guère lu, voici bien la raison ! Non peaky blinders, ce n’est pas le nom de anglais de drôles petites bêtes qui vous piquent et vous rendent neurasthéniques.
Il s’agit d’une série télévisée anglaise relatant la vie d’une famille de gangsters, les Shelby, qui rayonne et prospère dans une ville de Birmingham industrielle, au lendemain de la Première Guerre mondiale. Leur job ? Le bookmaking ? Entre autres …
Trois frères sont à la tête de cette entreprise familiale : Arthur (Paul Anderson), l’ainé, John (Joe Cole), le benjamin, et Thomas (Cillian Murphy), le véritable et charismatique chef de famille et du gang. Ce sont des Peaky Blinders, ainsi que leurs hommes. Ils doivent ce surnom à une astuce charmante, qui consiste à dissimuler dans la visière de leur casquette (peak) des lames de rasoir, faisant de leur couvre-chef une arme redoutable et inattendue pour le combat en corps-à-corps . Car évidemment dans ce métier, il faut savoir se défendre, et cela d’autant plus quand on croise la route d’un super flic, envoyé ni plus, ni moins par Winston Churchill himself :  Chester Campbell (Sam Neill), aux méthodes visiblement efficaces mais retorses. Il est réputé pour avoir apaisé (uh) Belfast aux prises avec de nombreux gangs. Sa présence va donc secouer les puces à une police pour partie impuissante et pour partie complaisante contre rémunération …
Habile et puissant, ce gang est un sérieux défi. Il faut dire que des armes à destination de la Libye, ont disparues … et les soupçons se portent assez naturellement sur les Peaky Blinders, menés de main de maître par l’ambitieux et stratégique Thomas. Pas évident donc de battre le pavé et tenir la dragée haute sur un même territoire aux autres gangs et agitateurs politiques, comme l’IRA et les communistes. Et si finalement Birmingham fut une sorte de Chicago avant l’heure ?

Rarement un premier épisode pose le décor ainsi, ni trop, ni trop peu. L’ensemble de la première saison (6 épisodes au total)  vous mène au-delà des clichés du genre à un rythme trépidant. Ici tout est bien soigné : que ce soit le scénario, la qualité des dialogues, la progression de l’intrigue, qui laisse place à la découverte des personnages, très loin du manichéisme, avec leurs forces et leurs faiblesses… On explore toutes un nuancier du blanc au noir.
Le contexte historique en arrière-plan est abordé avec intelligence et respect : que ce soit les affres de la Première Guerre mondiale (nos gangsters ont « fait » la Somme, Thomas a obtenu de prestigieuses distinctions … contrairement à Campbell) qui ont pu rendre fous certains soldats, la montée du communisme (nous sommes en 1919, soit deux ans après la Révolution russe) et le début de la guerre d’indépendance irlandaise.
La place de la femme, en pleine mutation est aussi abordée : celles qui ont pris le relai des hommes, à l’image de la Tante Pol (Helen McCrory) sont invitées pour partie à reprendre la place qui était la leur … ou encore à s’émanciper.
Les interprétations d’une bien belle brochette d’acteurs sont impeccables, avec une mention particulière pour Cillian Murphy, que vous avez pu voir briller dans Le Vent se lève de Ken Loach mais encore Inception ou Batman begins. Nous y retrouvons également Sam Neill (Jurassic Park, L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux, Les Tudors ) et Helen McCrory (The Queen, Harry Potter ).
Enfin, nos oreilles sont gâtées, avec une bande-son excellente, qui ne verse pas dans l’historicisme mais nous offre des artistes comme Nick Cave (et son entêtant et envoûtant Red Right Hand en guise de générique), les White Stripes, Tom Waits, PJ Harvey …

En une phrase : un petit bijou aussi esthétique qu’intelligent qui débute sa deuxième saison.

>>> Pour la véritable histoire des Peak Blinders, rendez-vous sur le site du dailymail

et en petit bonus, LA chanson de Nick Cave, Red Right Hand

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« Mon musée imaginaire », Paul Veyne

musée imaginaireAmoureux de la peinture italienne, vous vous régalerez avec cette balade picturale commentée par Paul Veyne. Ce grand monsieur passionnant, un des plus grands historiens de l’Antiquité, érudit sans être pétant, plein d’un esprit pétillant offre les portes d’un musée riche de 255 toiles. Vous parcourez des siècles de peinture à travers plusieurs « salles » consacrés aux grands maîtres de la Renaissance et du Classicisme : les « incontournables, mais aussi quelques noms moins connus du grand public, comme Masaccio, Mantegna, Signorelli,Carpaccio. Ce beau projet a donné naissance également au premier livre d’art numérique, avec une version, très abordable, vendue sur l’iBookstore. C’est non seulement un autre support, mais aussi une toute autre édition, puisque celle-ci est enrichie de quarante commentaires audio de Paul Veyne !

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L’occasion pour moi de mettre à nouveau le nez dans ces beautés, et de faire la découverte de Solario et son magnifique « Vierge au coussin vert » (vers 1500), un tableau plein de tendresse maternelle et de complicité que vous pourrez découvrir au Musée du Louvre ! Il est un des seuls vestiges du passage du peintre en France.

Et pour celles et ceux qui l’ont jamais encore eu l’occasion de le découvrir, vous pouvez réécouter ce « Grand Entretien », lors duquel Paul Veyne était reçu par François Busnel à l’occasion de la sortie de sa nouvelle traduction de L’Enéide de Virgile et de la réédition numérique de « Mon Musée imaginaire ».

 

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