Catégorie : minimalisme

A la recherche du zéro déchet

 

Après avoir finalement laisser choir ma lecture en cours en raison d’une bonne dose d’activités en hausse, j’ai repris le fil des pages, en me plongeant tout récemment dans  l’édition de poche de « Zéro déchet : 100 astuces pour alléger sa vie » de Béa Johnson.

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore Béa Johnson, cette jeune femme française installée aux Etats-Unis est à l’origine du mouvement mondial Zéro déchet. Sa véritable « papesse » selon le grandiloquent New Yorker, qui était loin de s’imaginer l’influence qu’elle aurait en créant un véritable engouement, lorsqu’elle choisit de créer son blog zerowastehome en 2010 après avoir embarqué toutre sa famille dans cette nouvelle aventure en 2008. Pour ma part, j’ai découvert son blog en 2012, année qui marque un tournant significatif vers un minimalisme actif, car réduire ses déchets devient très vite un incontournable dans une optique de désencombrement et de contrôle de son impact sur son environnement.

Le tri des déchets, la plupart y pense puis oublie … Que dois-je mettre dans ma poubelle verte ? Pourquoi d’une ville à l’autre les règles en la matière peuvent changer ? Ou encore Trier, ça me barbe, il y a des centres pour cela, je veux bien trier mais quand je fais les courses je reviens fatalement avec des emballages à jeter aussitôt ! Alors pourquoi devrais-je supporter toutes ces contraintes. Réduire, c’est une autre étape, pas forcément plus compliqué à mettre en place. Ces cinq piliers : refuser, réduire, réutiliser, recycler, composter. Toujours dans cet ordre. Avec deux enfants et un chien, la famille ne produit qu’un litre de déchet par an. Si, si, vous avez bien lu.

Zero Waste Market
Le vrac : une alternative à l’emballage pour vivre le zéro déchet !

Les mentalités ont évolué depuis la mise en place du tri sélectif, mais il est vrai qu’il reste beaucoup à faire, notamment en matière de conditionnement et de développement du vrac en France. Cependant, il est possible que chacun puissent accomplir d’ors et déjà une véritable révolution chez soi en changeant son optique  : je m’adapterai après que les industriels ce soit adoptés => mon choix de consommateur pose les règles du jeu, consommer avec conscience c’est voter, choisir … Et aussi refuser !

Rome ne s’est pas faite en un jour et si le succès grandissant du zéro déchet est encourageant, il faut encore transformer l’essai … Et comment s’y prendre donc lorsque l’on ne sait absolument pas par où commencer, c’est ce que propose Béa Johnson dans son livre : de l’inspiration, pas de jugement, ni d’obligation, chacun trouve sa voie pour réduire ses déchets. C’est un chemin personnel.

Il ne s’agit nullement d’un compendium de ses meilleurs articles. Ce document est à la fois un témoignage grâce à l’introduction qui vous explique la prise de conscience qui s’est opéré chez les Johnson ; et un guide pratique grâce au véritable travail de fond mené et organisé pour faire découvrir ce mode de vie et son application, entre rubriques détaillées, recettes validées et approuvées (découvrez les joies du home made !) et anecdotes personnelles révélant les erreurs, les tâtonnements et même les changements de cap amorcés. Vous y trouverez une proposition de mise en application par pièce ainsi que certains thèmes incontournables de la vie quotidienne : les enfants et l’école, les fêtes et les cadeaux, les sorties … Une lecture indispensable pour une prise de conscience ou une avancée à petits pas efficace et concrète. Pleine d’humilité, de bon sens et d’humour, Béa Johnson sait convaincre et motiver ses lecteurs !

Zéro déchet
Béa Johnson
J’ai lu pour le format de poche / les arènes pour le format broché ou numérique !

Decouvrez également Zéro déchet family !

 

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Minimalisme : carnet de bord (1)

minimalismeAvant d’entamer cette nouvelle rubrique dans ce blog, j’ai beaucoup hésité, me demandant s’il n’était pas préférable de faire de cette rubrique un blog à part entière. Cependant, dans un souci de simplicité, il me semblait pas forcément judicieux de gérer deux blogs à la fois. Il ne s’agit pas d’exposer une théorie, mais de partager une expérience, des questionnements.
Pour certains le minimalisme est synonyme d’austérité, de rigorisme et d’une certaine pauvreté de vie. Pour d’autres il s’agit d’un Graal à atteindre, une sorte de béatitude. La variété des expériences entre ces deux extrêmes laisse à penser qu’un équilibre est à trouver. Si le minimalisme peut sembler « tendance »,il reste à redécouvrir, à approfondir.

En route vers le minimalisme

Pour ma part, il s’agit d’un processus lent et long qui résulte de plusieurs prises de conscience différentes, dont l’aspiration sous-jacente était et est une vie plus simple. Derrière ce libellé, chacun va traduire différemment cette simplicité, mais le sentiment partagé semble celui d’une volonté de se détacher des biens soucis matériels, de mieux gérer temps, de vivre des choix plus éclairés : que ce soit mieux s’organiser ou acheter moins mais mieux … Il s’agit pas de se couper de cette réalité matérielle, mais d’échapper à la spirale contraignante de la consommation à tout crin, de la gérer différemment : connaitre ses vrais besoins, aller au-delà de ses fausses envies. Les quelques paragraphes ci-dessous vous donneront les clés de mon expérience et les thèmes qui seront abordés dans de prochains articles 🙂

S’alléger

La vie plus simple, c’est pour partie plus d’organisation, tout du moins une meilleure organisation … mais au service de quel but ? Pour tendre vers quoi ? Souvent, il s’agit d’un refus d’un « trop » : trop de pression sociale, trop d’obligations, trop de tâches répétitives qui perdent leur sens, … Le réel problème étant le « pas assez » qui en résulte. Pas assez de temps pour soi, de temps pour les autres, pour se réaliser, pour habiter chaque instant et non le subir.

Se recentrer sur soi-même

La première étape de donc une étape de bilan, plus ou moins amer, qui amène à une redécouverte de soi, des sources de notre aspiration profonde, nos rêves et désirs. Quels but et sens à ce que l’on fait ? Pour qui ? Pour-quoi ? Dans plusieurs témoignages de minimalistes, il s’agit avant tout de « poser » ses valeurs, de les formaliser, pour soi-même, vis-à-vis d’autrui ou encore en famille.

Trouver une boussole

Ce « life statement » est comme une boussole sert à clarifier et à réorienter nos choix en fonction de l’écart qui se présente. Il constitue un solide allié pour aborder certains virages délicats ou tout simplement poursuivre son chemin. Il ne s’agit pas de se figer, car nos aspirations peuvent évoluer, il s’agit de ne pas les oublier dans un premier temps pour mieux s’orienter vers elle.

Remettre de l’ordre

Voilà l’invitation principale. Ce n’est pas que physique, en agissant sur notre maison ou notre environnement, c’est également philosophique. Il s’agit de remettre les choses à leur bonne place, en perspective par rapport à nos valeurs, nos besoins, nos aspirations. Si je n’ai pas de besoin particulier en matière de chaussures, pourquoi acheter une énième paire alors que je me plains justement de ne pouvoir sortir avec ses amis plus souvent

S’interroger, s’étonner

Si les objets prennent le pas sur le relationnel alors que même que c’est cette valeur que je souhaite défendre, je suis alors en porte-à-faux. C’est l’occasion de se confronter à ses propres paradoxes et plus globalement aux chemins que la société nous propose. Le préalable peut être la remise en question de la société individualiste ou/et de consommation dans laquelle nous vivons. Tout comme ce questionnement peut émerger après une réflexion plus égocentrée. Le minimalisme a plusieurs portes d’entrée !

Cinq mots-clés pour montrer que le minimalisme possède plusieurs portes d’entrée que nous découvrirons de façon plus pratique prochainement !

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Une rolex à 50 ans : a-t-on le droit de rater sa vie ?

Sans pouvoir rater ni réussir notre vie, nous allons donc toujours de réussites ratées en ratés réussis, en bifurquant jusqu’à perdre de vue la logique du parcours. Nous rêvons alors de lignes fléchées et droites ; d’autoroutes allemandes ; d’aquariums où, sans se toucher, deux poissons rouges se croisent dans une eau dormante et aseptisée.
Prendre la vie de traviole, c’est, au contraire, jouir de la brisure de ses propres projets ; la provoquer, par l’humour et l’idiotie, afin de s’insubordonner à toutes ces planifications, lesquelles vont finir par nous faire crever de survie. À la spéculation, qui fonde et prévoit, la vie de traviole substitue la trouvaille, qui reçoit, renvoie, sans donner de raison ni mimer l’éternité.
Il ne s’agit pas d’être justifié, mais d’être chatouillé. Car vivre, c’est apprendre à mourir pour rien.

rolex_dall'aglioChacun attribue au succès et au bonheur des valeurs différentes et s’il est une phrase qui représente le déplacement des valeurs dans notre société blingblingo-matérialiste, c’est peut-être bien celle-ci de Jacques Séguéla qui résume la réussite d’une vie à la possession d’une montre de luxe par un quinqua …  « Tout le monde a une Rolex ! Si à 50 ans on n’a pas une Rolex on a quand même raté sa vie ! ».

Partant de cette sortie hautement fine et intellectuelle, Yann Dall’Aglio propose une réflexion philosophique plus poussée que le théorème de Séguéla en ouvrant les portes d’une véritable réflexion sur « qu’est-ce que rater sa vie ? » mais encore est-ce grave de ne pas réussir ? La vie implique-t-elle d’être réussie du seul fait qu’elle soit unique ? Qu’est-ce que réussir ? Faut-il vouloir réussir ? Où se situe la liberté si on est dans l’obligation angoissante de réussir ? La liberté n’est-ce pas non plus le droit de rater ?  Se planter n’est-il pas nécessaire pour mieux pousser ? Si la réussite ne dépend pas de biens matériels, quelle est la valeur de la vie produite ? Et la vie de traviole, n’est-elle pas une vie normale ?

Voilà autant de questions soulevées par ce professeur de philosophie qui brasse des références autant classiques, Aristote et son Éthique à Nicomaque, en passant par Rousseau et son Neveu, jusqu’à Alfred Jarry et le Collège de Pataphysique !

Ce petit condensé d’impertinence est écrit avec esprit et humour, ce qui le rend accessible à tous, même néophyte en philo. Un premier essai très réussi qui inaugure une nouvelle collection Flammarion qui donne un peu de remue-méninge.

Une rolex à 50 ans : a-t-on le droit de rater sa vie ?
Yann Dall’Aglio
Editions Flammarion. Collection « Antidote ».
124 pages. 8€. ISBN : 978-2-08-126244-7

A écouter !

Un interview sur Nova

 

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