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« Mon musée imaginaire », Paul Veyne

musée imaginaireAmoureux de la peinture italienne, vous vous régalerez avec cette balade picturale commentée par Paul Veyne. Ce grand monsieur passionnant, un des plus grands historiens de l’Antiquité, érudit sans être pétant, plein d’un esprit pétillant offre les portes d’un musée riche de 255 toiles. Vous parcourez des siècles de peinture à travers plusieurs « salles » consacrés aux grands maîtres de la Renaissance et du Classicisme : les « incontournables, mais aussi quelques noms moins connus du grand public, comme Masaccio, Mantegna, Signorelli,Carpaccio. Ce beau projet a donné naissance également au premier livre d’art numérique, avec une version, très abordable, vendue sur l’iBookstore. C’est non seulement un autre support, mais aussi une toute autre édition, puisque celle-ci est enrichie de quarante commentaires audio de Paul Veyne !

Andrea Solario 002

L’occasion pour moi de mettre à nouveau le nez dans ces beautés, et de faire la découverte de Solario et son magnifique « Vierge au coussin vert » (vers 1500), un tableau plein de tendresse maternelle et de complicité que vous pourrez découvrir au Musée du Louvre ! Il est un des seuls vestiges du passage du peintre en France.

Et pour celles et ceux qui l’ont jamais encore eu l’occasion de le découvrir, vous pouvez réécouter ce « Grand Entretien », lors duquel Paul Veyne était reçu par François Busnel à l’occasion de la sortie de sa nouvelle traduction de L’Enéide de Virgile et de la réédition numérique de « Mon Musée imaginaire ».

 

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J’aime être gourmande, Colette

On naît gourmet. le vrai gourmet est celui qui se délecte d’une tartine de beurre comme d’un homard grillé, si le beurre est fin et le pain bien pétri. Il y a beau temps que je n’ai plus chez moi de cuisinière experte… Mais je n’ai renoncé à rien de ce qui contente le palais, partant, le cerveau. En fait de « plats préférés », je préfère… tout ce qui est bon, tout ce qui fait de l’heure des repas une petite fête des papilles et de l’esprit. N’est-ce pas une très bonne philosophie?

colette_j'aime_être_gourmandeLes éditions de l’Herne ont composé un petit recueil de chroniques écrites par Colette, pour le magazine Marie-Claire, magazine qui naquit en 1937. Colette participa à la rédaction de cinq numéros, dont notamment le 100° numéro dont elle dirigea la majeure partie de la rédaction. Les extraits choisis ont été publiés entre 1938 et 1940, date à laquelle la rédaction cessa en raison de l’invasion allemande. C’est un voyage dans le temps qui nous est donné de parcourir, à travers quelques tranches de vie et des réflexions sur la société de ces années d’Entre-deux guerres, avec pour guide impertinent Colette.

Le texte inaugural, J’aime être gourmande, est un véritable ode à la bonne chère et livre un portrait plein de saveur de la cuisine et de Colette aux fourneaux, dans lequel nous sommes touchés par ses mots simples dans lesquels transparaît une réelle passion culinaire, du choix de produits nobles à leur préparation et leur mise en beauté, tout en précision (« jetez-y une poussière de sel » . C’est une lecture auditive et olfactive, on entend les bruits de cuisson, l’on sent l’odeur d’humus avec les champignons.

Mais tout le sel de ce recueil va bien au-delà des plaisirs gourmets, cette gourmandise revendiquée est celle plus vaste d’une épicurienne, d’une amoureuse de la vie, qui savoure et célèbre la poésie, la présence de ces chats, la vie nomade sans oublier l’amitié ou l’amour. La simplicité de Colette est touchante, interpellant, conseillant, ses lectrices avec toute la décontraction de la conversation et sa langue sensible, charnelle et sincère.

J’aime être gourmande.
Colette.
Editions de l’Herne.
104 pages. 9,60€. ISBN : 9782851979469

A voir !
Le site des Editions de l’Herne

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