{"version":"1.0","provider_name":"WordPress","provider_url":"https:\/\/lire-ecouter-voir.com","author_name":"Elodie","author_url":"https:\/\/lire-ecouter-voir.com\/index.php\/author\/admin8220\/","title":"Compagnie K, de William March - WordPress","type":"rich","width":600,"height":338,"html":"<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"5KxnrfEz2L\"><a href=\"https:\/\/lire-ecouter-voir.com\/index.php\/2014\/06\/11\/compagnie-k-de-william-march\/\">Compagnie K, de William March<\/a><\/blockquote><iframe sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" src=\"https:\/\/lire-ecouter-voir.com\/index.php\/2014\/06\/11\/compagnie-k-de-william-march\/embed\/#?secret=5KxnrfEz2L\" width=\"600\" height=\"338\" title=\"&#8220;Compagnie K, de William March&#8221; &#8212; WordPress\" data-secret=\"5KxnrfEz2L\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\" class=\"wp-embedded-content\"><\/iframe><script>\n\/*! This file is auto-generated *\/\n!function(d,l){\"use strict\";l.querySelector&&d.addEventListener&&\"undefined\"!=typeof URL&&(d.wp=d.wp||{},d.wp.receiveEmbedMessage||(d.wp.receiveEmbedMessage=function(e){var t=e.data;if((t||t.secret||t.message||t.value)&&!\/[^a-zA-Z0-9]\/.test(t.secret)){for(var s,r,n,a=l.querySelectorAll('iframe[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),o=l.querySelectorAll('blockquote[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),c=new RegExp(\"^https?:$\",\"i\"),i=0;i<o.length;i++)o[i].style.display=\"none\";for(i=0;i<a.length;i++)s=a[i],e.source===s.contentWindow&&(s.removeAttribute(\"style\"),\"height\"===t.message?(1e3<(r=parseInt(t.value,10))?r=1e3:~~r<200&&(r=200),s.height=r):\"link\"===t.message&&(r=new URL(s.getAttribute(\"src\")),n=new URL(t.value),c.test(n.protocol))&&n.host===r.host&&l.activeElement===s&&(d.top.location.href=t.value))}},d.addEventListener(\"message\",d.wp.receiveEmbedMessage,!1),l.addEventListener(\"DOMContentLoaded\",function(){for(var e,t,s=l.querySelectorAll(\"iframe.wp-embedded-content\"),r=0;r<s.length;r++)(t=(e=s[r]).getAttribute(\"data-secret\"))||(t=Math.random().toString(36).substring(2,12),e.src+=\"#?secret=\"+t,e.setAttribute(\"data-secret\",t)),e.contentWindow.postMessage({message:\"ready\",secret:t},\"*\")},!1)))}(window,document);\n\/\/# sourceURL=https:\/\/lire-ecouter-voir.com\/wp-includes\/js\/wp-embed.min.js\n<\/script>\n","description":"\u00a0&#8211; Quand j&#8217;ai lev\u00e9 les yeux ce matin-l\u00e0 et que je t&#8217;ai vu sur le sentier, ma premi\u00e8re id\u00e9e, \u00e7a a \u00e9t\u00e9 de venir vers toi pour te donner un bout de pain. Je voulais te poser des questions sur l&#8217;Am\u00e9rique. Il y avait des tas de choses dont on aurait pu parler. Tu aurais pu me parler de chez toi, et moi de chez moi. On aurait pu aller chercher des nids d&#8217;oiseaux dans les bois, on aurait ri et discut\u00e9 ensemble. Et puis une fois qu&#8217;on se serait mieux connus, je t&#8217;aurais montr\u00e9 une photo de ma fianc\u00e9e et je t&#8217;aurais lu des passages de ses lettres. Il s&#8217;est tu et il m&#8217;a regard\u00e9. &#8211; Pourquoi est-ce que je n&#8217;ai pas fait ce que je voulais faire ? Il a demand\u00e9 lentement &#8230;&#8221; Le soldat Manuel Burt croise au d\u00e9tour d&#8217;un chemin dans les bois, un soldat allemand, accroupi, en train de manger son pain noir. Leurs regards se croisent, ils s&#8217;observent ne sachant que faire, l&#8217;un tripotant son fusil avant que le second l\u00e2che son pain pour saisir son pistolet et que le combat au corps \u00e0 corps ait lieu. Derri\u00e8re ce jeune soldat se cache la voix de William March, ou plus exactement celle du soldat William Campbell, son nom civil. Car si William March\u00a0\u00a0est originaire de l&#8217;Alabama, il s&#8217;engage dans le corps des Marine en juin 1917 alors que la Premi\u00e8re Guerre mondiale fait rage. Une fois d\u00e9barqu\u00e9 en France, il est bless\u00e9 et il participe avec sa compagnie \u00e0 de nombreuses batailles, dont celles du Bois de Belleau et de Saint-Mihiel, qui lui valurent trois m\u00e9dailles militaires dont la Croix de Guerre. Trois m\u00e9dailles qui conserveront pour lui un go\u00fbt amer, celui de la brutalit\u00e9 de cette guerre et des luttes au corps \u00e0 corps, dont il ressortira profond\u00e9ment marqu\u00e9, notamment apr\u00e8s avoir tu\u00e9 un jeune soldat allemand face auquel il se retrouva soudain. V\u00e9ritable roman polyphonique,\u00a0Compagnie K, nous fait entendre la voix des 113 soldats d&#8217;une compagnie, par des instantan\u00e9s de vie,\u00a0de leur pr\u00e9paration \u00e0 leur arriv\u00e9e en France, de l&#8217;enfer des tranch\u00e9es au retour au pays ou encore d&#8217;outre-tombe. Des tranches de vies qu&#8217;il mit bout \u00e0 bout, issues de son exp\u00e9rience de la guerre et des lettres qu&#8217;il envoya \u00e0 sa soeur durant le conflit, sans tomber dans l&#8217;autobiographie. Car il y a un peu de lui dans chacun de ces hommes. Que ce soit le soldat Joseph Delaney qui ouvre le bal de ce livre et qui se dit &#8220;J&#8217;ai enfin fini mon livre, mais est-ce que j&#8217;ai accompli ce que j&#8217;avais entrepris de faire ?&#8221; ou le soldat Manuel Burt. Ces textes fragmentaires sont comme autant de miroirs de l&#8217;homme face \u00e0 l&#8217;horreur et l&#8217;absurdit\u00e9 de la guerre. Il parle pour eux tous, tous ceux qu&#8217;il croisa : qu&#8217;ils soient un soldat inconnu mourant et r\u00e9confort\u00e9 par l&#8217;ennemi, un soldat brim\u00e9 ou priv\u00e9 de sommeil et constamment sollicit\u00e9, un soldat priant pour devenir aveugle et quitter cette maudite guerre, planqu\u00e9, ou encore devant ob\u00e9ir \u00e0 un ordre cruel et gratuit se rebellant ou s&#8217;ex\u00e9cutant &#8230; Tous nous livre leur part d&#8217;humanit\u00e9 \u00e0 travers ces portraits, entam\u00e9e par la r\u00e9alit\u00e9 de ce que March appelait &#8220;le triomphe de la stupidit\u00e9 sur toute autre chose&#8221;. Si William March est m\u00e9connu du public fran\u00e7ais, n&#8217;ayant eu jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent qu&#8217;une nouvelle traduite,\u00a0Graine de potence, la toute premi\u00e8re \u00e9dition fran\u00e7aise de\u00a0Compagnie K\u00a0met en lumi\u00e8re cet auteur qui re\u00e7ut force r\u00e9compenses miliaires et succ\u00e8s litt\u00e9raire. Premier roman de March paru en 1933,\u00a0Compagnie K acquit rapidement un retentissement \u00e9quivalent au renomm\u00e9 &#8220;A l&#8217;ouest rien de nouveau&#8221; de l&#8217;Allemand Erich maria Remarque, tous deux partageant non seulement cette volont\u00e9 de d\u00e9noncer les atrocit\u00e9s de la guerre, comme bon nombre d&#8217;oeuvres issues de cette litt\u00e9rature d&#8217;apr\u00e8s-guerre, mais \u00e9galement un style vif, concis, cru et immens\u00e9ment r\u00e9aliste, ne faisant pas de la guerre une mati\u00e9re \u00e9pique mais un instantan\u00e9 de cauchemars, de peurs, de vilenie et d&#8217;atrocit\u00e9s. Pas de h\u00e9ros en perspective, juste des hommes face \u00e0 l&#8217;inconcevable pensant faire le meilleur choix possible au moment o\u00f9 ils sont amen\u00e9s \u00e0 le faire, si encore ils ont le choix, la guerre les ali\u00e9nant de toute libert\u00e9 d&#8217;agir \u00e0 leur guise, mais en un seul corps, une seule voix, un pays.\u00a0Tuer ou se faire tuer. Tuer \u00e0 la baionnette, au gaz, au pistolet. Se suicider ou se d\u00e9filer aussi. Pour se sauver.\u00a0March restaure leur individualit\u00e9 et leur rend hommage en leur laissant la voix, tout en veillant \u00e0 la force du r\u00e9cit, enchev\u00eatrant les histoires, exacerbant ainsi l&#8217;ironie. Ironie de la guerre, mais aussi ironie du mensonge patriotique \u00e0 travers l&#8217;histoire de quatre soldats confront\u00e9 \u00e0 une question \u00e9thique : ob\u00e9ir et tuer gratuitement ou d\u00e9sob\u00e9ir et se voir condammer au conseil de guerre ? Pourquoi je refuse pas de faire \u00e7a ? je pensais. Pourquoi, on refuse pas tous ? Si on est assez nombreux \u00e0 refuser, qu&#8217;est-ce qu&#8217;ils pourront faire ? &#8230; &#8221; Et l\u00e0, j&#8217;ai vu clairement la v\u00e9rit\u00e9 : &#8220;On est aussi des prisonniers : nous sommes tous prisonniers &#8230; Non ! j&#8217;ai dit. Je ne le ferai pas !&#8221; Tout ce en quoi on m&#8217;a appris \u00e0 croire sur la mis\u00e9ricorde, la justice et la vertu est un mensonge, je me disais &#8230; Mais le plus gros mensonge de tous, c&#8217;est la phrase &#8220;Dieu est amour C&#8217;est aussi un pr\u00e9cieux ouvrage car il est \u00e0 la fois un des rares t\u00e9moignages am\u00e9ricains sur la Premi\u00e8re Guerre mondiale et une oeuvre d\u00e9non\u00e7ant toutes les guerres. A d\u00e9couvrir d\u00e8s le 12 septembre. Compagnie K William March. Edition Gallmeister. 288 pages. 23,10\u20ac. ISBN :\u00a09782351780688","thumbnail_url":"http:\/\/localhost:8888\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/book_v_562.jpg"}