{"version":"1.0","provider_name":"WordPress","provider_url":"https:\/\/lire-ecouter-voir.com","author_name":"Elodie","author_url":"https:\/\/lire-ecouter-voir.com\/index.php\/author\/admin8220\/","title":"La Derni\u00e8re Reine - WordPress","type":"rich","width":600,"height":338,"html":"<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"uSQfrkRgmq\"><a href=\"https:\/\/lire-ecouter-voir.com\/index.php\/2023\/09\/07\/la-derniere-reine\/\">La Derni\u00e8re Reine<\/a><\/blockquote><iframe sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" src=\"https:\/\/lire-ecouter-voir.com\/index.php\/2023\/09\/07\/la-derniere-reine\/embed\/#?secret=uSQfrkRgmq\" width=\"600\" height=\"338\" title=\"&#8220;La Derni\u00e8re Reine&#8221; &#8212; WordPress\" data-secret=\"uSQfrkRgmq\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\" class=\"wp-embedded-content\"><\/iframe><script type=\"text\/javascript\">\n\/* <![CDATA[ *\/\n\/*! This file is auto-generated *\/\n!function(d,l){\"use strict\";l.querySelector&&d.addEventListener&&\"undefined\"!=typeof URL&&(d.wp=d.wp||{},d.wp.receiveEmbedMessage||(d.wp.receiveEmbedMessage=function(e){var t=e.data;if((t||t.secret||t.message||t.value)&&!\/[^a-zA-Z0-9]\/.test(t.secret)){for(var s,r,n,a=l.querySelectorAll('iframe[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),o=l.querySelectorAll('blockquote[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),c=new RegExp(\"^https?:$\",\"i\"),i=0;i<o.length;i++)o[i].style.display=\"none\";for(i=0;i<a.length;i++)s=a[i],e.source===s.contentWindow&&(s.removeAttribute(\"style\"),\"height\"===t.message?(1e3<(r=parseInt(t.value,10))?r=1e3:~~r<200&&(r=200),s.height=r):\"link\"===t.message&&(r=new URL(s.getAttribute(\"src\")),n=new URL(t.value),c.test(n.protocol))&&n.host===r.host&&l.activeElement===s&&(d.top.location.href=t.value))}},d.addEventListener(\"message\",d.wp.receiveEmbedMessage,!1),l.addEventListener(\"DOMContentLoaded\",function(){for(var e,t,s=l.querySelectorAll(\"iframe.wp-embedded-content\"),r=0;r<s.length;r++)(t=(e=s[r]).getAttribute(\"data-secret\"))||(t=Math.random().toString(36).substring(2,12),e.src+=\"#?secret=\"+t,e.setAttribute(\"data-secret\",t)),e.contentWindow.postMessage({message:\"ready\",secret:t},\"*\")},!1)))}(window,document);\n\/\/# sourceURL=https:\/\/lire-ecouter-voir.com\/wp-includes\/js\/wp-embed.min.js\n\/* ]]> *\/\n<\/script>\n","thumbnail_url":"https:\/\/lire-ecouter-voir.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/9782203208353.jpg","thumbnail_width":325,"thumbnail_height":456,"description":"Avec La Derni\u00e8re Reine, Rochette signe un album envo\u00fbtant, une ode \u00e0 la nature, t\u00e9moin de la fragilit\u00e9 du monde d&#8217;apr\u00e8s-guerre et du bouillonnement artistique de l&#8217;entre-deux-guerre.\u00a0 Une sombre nuit \u00e0 Grenoble.\u00a0 Se d\u00e9coupe dans la nuit la froide et gla\u00e7ante ombre de la guillotine.\u00a0Nous sommes en prison, et Edouard Roux, apprend le rejet de sa gr\u00e2ce. La nature en h\u00e9ritage 1898, quelque part dans le Vercors, le jeune Edouard et quelques camarades assiste \u00e0 l&#8217;annonce auquel le village est suspendu : l&#8221;ours a \u00e9t\u00e9 tu\u00e9.\u00a0 Il en faut d\u00e9j\u00e0 peu au jeune gar\u00e7on affubl\u00e9 d&#8217;une tignasse roux et \u00e9lev\u00e9 seul par sa m\u00e8re pour faire l&#8217;objet des moqueries et quolibets. Affirmer la cruaut\u00e9 de cet acte et prendre la d\u00e9fense d&#8217;une d\u00e9pouille, voil\u00e0 ce qui ne peut arranger les affaires du gar\u00e7onnet &#8230; Vous l&#8217;aurez compris, Edouard, enfant marginalis\u00e9 et \u00e2me sensible h\u00e9ritier d&#8217;une longue tradition de protection,\u00a0 est un homme hors du temps mais juste, qui se retrouve projet\u00e9 violemment dans son \u00e9poque, au coeur de la Bataille de la Somme. Il fera partie de ces \u00e2mes ab\u00eem\u00e9es, de ces corps mutil\u00e9s, de ces visages effac\u00e9s que sont les Gueules cass\u00e9es. Jusqu&#8217;\u00e0 ce qu&#8217;il croise le chemin d&#8217;une certaine Jeanne Sauvage, qui redonne \u00e0 ces hommes un visage.\u00a0 Le reste appartient au r\u00e9cit magnifique et poignant que tisse Rochette, habile peintre d&#8217;une nature humaine prise dans l&#8217;effervescence d&#8217;une vie \u00e9loign\u00e9e de la nature. \u00a0 Les hommes tuent la magie. Jure-moi que tu ne me trahiras. Personne ne doit la r\u00e9veiller.Edouard Roux Un r\u00e9cit entre Histoire et l\u00e9gendes La Derni\u00e8re Reine entrem\u00eale le r\u00e9cit historique au conte et au r\u00e9cit des origines. Car c&#8217;est un voyage dans le temps auquel nous assistons, voyage duquel l&#8217;ours s&#8217;il sort perdant ne peut qu&#8217;entra\u00eener l&#8217;Homme. Celui-ci rompt une harmonie et un \u00e9quilibre que le tandem cherchera \u00e0 retrouver. Une vie simple en osmose, alors que l&#8217;entre-deux-guerres r\u00e9v\u00e8le un ostracisme certain envers ces soldats qui perturbent l&#8217;ordre social par leurs blessures et\u00a0 que le monde l&#8217;art bouillonnant se fracture avec une marchandisation plus forte \u00e0 l&#8217;oppos\u00e9 du don de soi dont font preuve des artistes \u00e0 l&#8217;image de notre h\u00e9ro\u00efne fictive, Jeanne Sauvage. Inspir\u00e9 d&#8217;une pionni\u00e8re de la sculpture en France\u00a0 Jeanne Sauvage, personnage si fort et si incarn\u00e9 \u00e0 travers les coups de pinceau de Rochette, est inspir\u00e9e de Jane Poupelet, dessinatrice et sculptrice, qui sut d\u00e8s le tournant du si\u00e8cle 20e si\u00e8cle se faire une place dans un monde d&#8217;hommes ; et celui plus particuli\u00e8rement ferm\u00e9 de l&#8217;art, notamment la sculpture, qui pr\u00e9supposait alors une force certaine. Ainsi elle est la premi\u00e8re femme admise \u00e0 l&#8217;\u00e9cole des Beaux Arts et Arts D\u00e9coratifs de Bordeaux. Elle se consacre aux sculptures et dessins animaliers notamment. C&#8217;est aussi une femme libre, qui ne se marie, aime possible les femmes et fume dans son atelier.\u00a0 86, rue Notre-Dame-des-Champs, Studio for portrait masks\u00a0 Lorsque les m\u00e9decins et chirurgiens font face \u00e0 l&#8217;arriv\u00e9e des Gueules Cass\u00e9es, ils sont en partie d\u00e9munis face \u00e0 ces 15 000 hommes priv\u00e9s de leur ancienne identit\u00e9. Les chirurgiens font appel aux sculpteurs et sculptrices notamment. Ainsi d\u00e8s 1917, elle s&#8217;engage aupr\u00e8s des chirurgiens, au Val-de-Gr\u00e2ce. L\u00e9on Dufourmentel, \u00e9minent chirurgien pousse une autre consoeur \u00e0 la recruter : Anna Coleman Ladd.\u00a0\u00a0Am\u00e9ricaine et \u00e9galement sculptrice, Anna Coleman Ladd, a fond\u00e9 le studio en 1917. Elle recrute jusqu&#8217;\u00e0 sept sculpteurs et avec Jane Poupelet, elles oeuvrent trois ann\u00e9es durant. Jane r\u00e9alisera pr\u00e8s de 220 masques. La technique qu&#8217;elles employ\u00e8rent est fid\u00e8lement retranscrite par Rochette. Elles seront toutes deux faites Chevali\u00e8res de la L\u00e9gion d&#8217;honneur. Lorsque la Seconde Guerre mondiale \u00e9clate, Jane poursuivit son investissement caritatif en r\u00e9alisant des jouets en bois. Mon objectif n&#8217;\u00e9tait pas simplement de fournir \u00e0 un homme un masque pour cacher son affreuse mutilation, mais de mettre dans le masque, une part de cet homme, c&#8217;est-\u00e0-dire, l&#8217;homme qu&#8217;il \u00e9tait avant la trag\u00e9die. Anna Coleman Ladd, sculptrice \u00a0 La Derni\u00e8re Reine est un album complet, aussi magnifique que touchant. La force du trait de Rochette r\u00e9side dans la puissance qu&#8217;il insuffle aux personnages, notamment aux regards, tr\u00e8s pr\u00e9sents au fil des pages. Hommes, animaux, se font face, se sondent et expriment un m\u00eame lien. Les planches sans texte sont les plus fortes, laissant libre court \u00e0 la contemplation et aux \u00e9motions, nous laissant nous perdre dans les cases. L&#8217;histoire d&#8217;Edouard et de Jeanne,\u00a0 empreinte de d\u00e9licatesse, est une des plus belles r\u00e9cemment \u00e9crites. Cet album passionnant m&#8217;a permis de d\u00e9couvrir le formidable travail de Jane Poupelet et de Anna Coleman Ladd, r\u00e9cemment red\u00e9couvertes alors que leur travail fut unanimement salu\u00e9. Un tr\u00e8s grand coup de coeur pour cette oeuvre sensible et attachante. &#xE934;&#xE934;&#xE934;&#xE934;&#xE934; 5\/5 L&#8217;art du sushiFranckie AlarconEditions Delcourt168 pages. 18,95\u20ac. ISBN : 9782226249685"}