Little talks – Of Monsters and men

Pof monsters and menetite incursion islandaise pour démarrer la journée avec la pop-folk entraînante de Of Monsters and men et leur « Little talks » festif et entêtant. Ce titre phare fait partie de leur premier opus My Head is an animal, sorti en 2012, grâce auquel le groupe va connaître aussitôt une renomée internationale marquée par les plus grands festivals ainsi que leur participation à l’excellent Jimmy Fallon show et à la bande-originale d’Hunger Games.
2015 a vu la sortie de leur 2e album Beneath the skin. A l’instar de leurs compatriotes Sigur Ros, ils ont fait une apparition collective dans l’épisode « The Door » de la saison 5 de Game of Thrones.

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Moi, Edgar, chat acariâtre

J’ai entendu dire que, nous autres les félins, avions neuf Bird. Cette idée me plaît énormément. J’ai d’ailleurs commencé à faire la liste de mes envies pour mes prochaines vies :

  • être le chat de Karl Lagerfeld et faire la couverture de tous les magazines de mode.
  • être le chat de Paul Bocuse pour pouvoir chaparder les plats les plus raffinés de sa cuisine.
  • être le chat d’un maharaja pour pouvoir jouer dans un palais immense.
  • être le chat d’un dictateur et faire castrer tous les vétérinaires.
  • être le chat de Dark Vador pour pouvoir détruire les vétérinaires ayant survécu au cours de ma précédente vie.
  • et, enfin etre le chat de Dieu pour l’empêcher de créer les vétérinaires.

PS : ne pensez surtout pas que j’en veuille à cette profession en particulier.

Moi Edgar chat acariâtre

Après des lectures plutôt remuantes, voilà une incursion dans le journal humoristique … D’un chat ! Édité en 2014, Moi, Edgar, chat acariâtre a été réédité au mois d’avril. Le texte de Frédéric Pouhier et de Susie Jouffa est joliment illustré par Rita Berman, qui relooke Edgar en un chat joufflu, dodu au regard hautain et à la moue grognonne.

Et soyez sûrs qu’Edgar a un avis sur tout qu’il nous livre en toute modestie bien sûr ! En tant que chat domestique, il est expert en captivité avec les humains, et ce n’est pas évident de nous supporter avec nos manières envahissantes et nos câlins incessants … Alors il faut bien nous mettre au pas ! Amoureux des chats, vous redécouvrirez de manière amusée les comportements et petites manies de nos compagnons à quatre pattes, mis sous un angle légèr et drôle. Un petit livre qui fait sourire et rire. Bonne humeur garantie !

Moi, Edgar, chat acariâtre
Frédéric Pouhier et Susie Jouffa. Illustré par Rita Berman
First Editions
144 pages. ISBN :978-2-7540-8540-3. 12,95€

A voir !

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 Rita Berman

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Daddy Love de Joyce Carol Oates

Daddy Love est ton destin. Daddy Love sera ton père et ta mère.

daddy loveAvril 2006. Le petit Robbie Whitcomb est âgé de cinq ans. Ce garçonnet babillard et très éveillé fait le bonheur de ses parents, Dinah et Whit, un couple solide soudé autour de cet unique enfant. C’est à la sortie d’un grand centre commercial que sa vie va pourtant basculer ainsi que celle de sa famille. Après avoir reçu un violent coup sur le crâne, Dinah lâche la main de Robbie, enlevé sous ses yeux, par Daddy Love, un homme aux multiples identités, véritable technicien de l’enlèvement. Gravement blessée, elle se relèvera et tentera de récupérer son fils. Daddy Love deviendra alors le destin du jeune Robbie, rebaptisé par celui-ci Gidéon. Son père sera désormais Daddy Love. Sa mère deviendra inexistante, une ombre maléfique et perverse alors que Robbie rejoindra le cortège des enfants disparus.

Daddy Love, un chemin de culpabilité et de destruction

Dès les premières pages, cet instant crucial de l’enlèvement est repris comme un motif, une sorte de genèse de Gidéon. Point de cristallisation de la nouvelle vie de ces personnages, nous le revivons, à travers le regard de nos trois protagonistes initiaux. Malgré quelques redondances maladroites, l’histoire vous happe et vous broie, car la grande force de Oates est de mener un roman polyphonique équilibré confrontant ces vies éclatées. Nous suivrons, pantelants, les six premiers mois de l’enlèvement et le conditionnement de Robbie, mais aussi la recherche effrénée de ses parents à travers la culpabilité et le fol espoir qui anime Dinah. Le changement de partie hautement symbolique est mené de main de maître. D’une grande charge émotionnelle, il ne marque pas pour autant l’apogée d’un roman obsédant dont le twist final, inimaginable et pourtant prévisible à la fois, montre que la libération ne peut jamais être complète.

Un huis-clos avec le Mal

La  grande dame de la littérature américaine nous a déjà accoutumé à son traitement sans fard et perçant des vices cachés de la société américaine et des relations humaines à travers des thèmes réputés – à juste titre hautement difficiles ou disons-le franchement casse-gueule. Elle frappe fort avec ce nouveau roman aux frontières du thriller. Il est question non seulement de prédation sexuelle, mais aussi de séduction, de manipulation, de conditionnement, de reconstruction. Fine psychologue, Oates décortique Daddy Love, sous toutes les coutures : prédicateur itinérant séduisant et fascinant ; bourreau à l’emprise froide et clinique ; homme semblant animé de véritables sentiments paternels ; citoyen actif et artiste reconnu. Quelques évènements clés sèment des indices et le trouble en dévoilant le parcours de ce monstre vivant à la vue de tous. Car n’est-il pas plus stratégique de vivre à la vue de tous une vie normale pour se camoufler ?

Gidéon sera scolarisé, ils fréquenteront des voisins … et si l’on s’étonne du mutisme et de la forte timidité de l’enfant malgré sa réussite scolaire, c’est tout simplement qu’il est autiste.  Bien naturellement. C’est ce naturel et sa déformation à travers des gestes anodins de complicité et d’affection, que Oates arrive à créer un malaise puissant, revisitant des instants de bonheur familial à travers la lorgnette du monstre. Ces instants deviennent des clichés où tout peut arriver, le bien, un réel sentiment d’affection réciproque, voire de complicité, comme le mal. Robbie/Gidéon oscille, partagé par ce chaud/froid constant, et nous avec lui. Maniant l’art de l’ellipse, elle laisse aussi le lecteur face à ses propres peurs et l’horreur devant la lutte interne de Robbie/Gidéon. Le monstre aura-t-il dévoré l’enfant ?

Un fil rouge de l’oeuvre de Joyce Carol Oates

Il est difficile de fermer ce livre en restant indemne. Vous ne le serez certainement pas. À vrai dire, Joyce Carol Oates qui aime bousculer son lectorat, le pousse dans ses retranchements une nouvelle fois !  Car l’oeuvre de Joyce Carol Oates recèle effectivement de romans évoquant l’abandon et la disparition, comme Mère disparue, l’absence et le retour chez soi, comme le tout récent Carthage ou encore l’enfance maltraitée justement dépeinte dans Petite soeur, mon amour.
Vous penserez peut-être à un film comme L’Echange en le lisant, tant il peut vous déranger par le changement successif de fils appelés à être l’élu de Daddy Love, ou encore au Dragon rouge de Thomas Harris  tant la froideur et la confiance démesurée en soi de Daddy Love, ce prédateur « libérateur » glace le sang.

Daddy Love
Joyce Carol Oates
Editions Philippe Rey
270 pages. 18€. ISBN : 9782848765105

A voir !
Le site des Editions Philippe Rey

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Tokyo Vice

Tu dois te montrer amical envers des gens que tu n’apprécies ni politiquement, ni socialement, ni moralement,. tu dois respecter les journalistes qui sont tes aînés. Tu ne dois pas juger les gens mais apprendre à juger de la qualité des informations qu’ils te donnent. Tu dois diminuer tes heures de sommeil, de sport et de lecture. Ta vie va se réduire à lire le journal, boire des coups avec tes sources, regarder les infos, vérifier que l’on ne t’a pas piqué un scoop et respecter les deadlines. Tu seras abreuvé d’un travail qui te paraîtra insignifiant et stupide mais tu le feras quand même.

Tokyo vice Adelstein Marchialy

Voici comment donc ce livre m’a littéralement harponné pendant une quinzaine de jours ! Bienvenue au sein du plus grand quotidien japonais, le Yomiuri Shimbun ! Nous pourrions le comparer au Monde, mais avec une tendance conservatrice. Auréolé de ses 15 millions de lecteurs quotidiens, c’est tout simplement le journal le plus vendu sur la planète ! L’homme que nous allons suivre n’est ni plus ni moins l’auteur même de Tokyo Vice, Jake Adelstein, premier occidental à être embauché dans ce prestigieux journal au recrutement drastique. Avec ce récit à la première personne oscillant entre essai documentaire et mémoires personnelles, Jake Adelstein côtoie le Panthéon de la creative nonfiction US à l’instar d’un Truman Capote, d’un Hemingway ou d’un Kessel avec tout l’art d’un raconteur.

Un parcours atypique et fascinant

Jake Adelstein quitte les États-Unis pour le Japon à 19 ans, sans en connaître un traitre mot et finit par intégrer la prestigieuse Université privée de Sophia, d’où il sortira diplômé et parlant un japonais quasi impeccable. LE jeune homme pugnace et brillant est aussi homme de défi et d’ambition. Non seulement il souhaite débénier journaliste, mais pas n’importe où, au Yomiuri Shimbun, dont la procédure de recrutement suit des concours d’entrée treps sélectifs entre épreuves écrites et orales, grands entretiens pour discerner les heureux élus des précédents examens. Autant d’étapes clés à franchir … pour devenir un apprenti journaliste dans les règles de l’art. Et le Japon applique un art à tout, pour tout !

Jake Adelstein
Jake Adelstein

Tout d’abord fait-diversifier, le gaijin (l’étranger en japonais) intégrera leur brigade des moeurs et le club de presse de la Police Métropolitaine de Tokyo. Ses enquêtes évolueront assez naturellement vers le crime organisé, inextricablement lié aux moeufs d’un Tokyo sombre, méconnu et débridé où la corruption, la prostitution et la violence sont une réalité quotidienne.

Les dessous cachés de Tokyo

Il plonge au cœur de l’activité des yakuzas, notamment celle d’une de ses branches principales : le Goto-gumi qui appartient au Yamaguchi-Gumi. Comme il nous le confie lui-même, « Ce n’est jamais une bonne idée de se trouver du mauvais côté du Yamaguchi-gumi, la plus grande organisation criminelle du Japon. Avec ses quarante mille membres environ, ça fait un paquet de mecs à qui on les brise. »

Entre blanchiment d’argent, hyper-violence et traffic d’êtres humains, il dénoncera trois scandales liés à la prise en charge médicale aux Etats-Unis de trois de leurs dirigeants, bénéficiant de complicités intérieures. Parler n’est pas anodin et dénoncer non plus. Menacé de mort suite à la parution de son enquête aux Etats-Unis, il bénéficiera avec sa famille d’une protection policière. Ce n’est que quelques mois après que son article sera publié au Japon.

Un long chemin vers la diffusion

Si Tokyo Vice a vu le jour en France, c’est grâce au financement participatif demandé par les toutes jeunes éditions – bordelaises ! – Marchialy en juillet 2015, et on ne peut que les saluer et les remercier pour cette heureuse initiative ! En effet, Tokyo Vice est paru aux Etats-Unis en 2009 et n’avait jamais fait l’objet d’une traduction et d’une publication francaise. C’est désormais chose faite et je vous encourage vivement à dévorer cet ouvrage essentiel, documentaire precieux déroulé sur le ton de la confidence et du roman initiatique polar, Jake Adelstein vous porgé au cœur d’une Littérature du réel palpitante et sensible, pleine d’humour mordant mais aussi de tourments. D’une sincérité confondante, il nous entraîne sur son chemin d’homme naïf amené à prendre des chemins obscurs pour dévoiler la vérité. Passionnant !

Une adaptation cinématographique est en cours avec Daniel Radcliffe dans le rôle principal.

imageA voir !
le site des editions Marchialy, la creative nonfiction a de beaux jours devant elle, portée par de véritables passionnés !
un extrait à découvrir en ligne sur le site Vice

 

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A la recherche du zéro déchet

 

Après avoir finalement laisser choir ma lecture en cours en raison d’une bonne dose d’activités en hausse, j’ai repris le fil des pages, en me plongeant tout récemment dans  l’édition de poche de « Zéro déchet : 100 astuces pour alléger sa vie » de Béa Johnson.

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore Béa Johnson, cette jeune femme française installée aux Etats-Unis est à l’origine du mouvement mondial Zéro déchet. Sa véritable « papesse » selon le grandiloquent New Yorker, qui était loin de s’imaginer l’influence qu’elle aurait en créant un véritable engouement, lorsqu’elle choisit de créer son blog zerowastehome en 2010 après avoir embarqué toutre sa famille dans cette nouvelle aventure en 2008. Pour ma part, j’ai découvert son blog en 2012, année qui marque un tournant significatif vers un minimalisme actif, car réduire ses déchets devient très vite un incontournable dans une optique de désencombrement et de contrôle de son impact sur son environnement.

Le tri des déchets, la plupart y pense puis oublie … Que dois-je mettre dans ma poubelle verte ? Pourquoi d’une ville à l’autre les règles en la matière peuvent changer ? Ou encore Trier, ça me barbe, il y a des centres pour cela, je veux bien trier mais quand je fais les courses je reviens fatalement avec des emballages à jeter aussitôt ! Alors pourquoi devrais-je supporter toutes ces contraintes. Réduire, c’est une autre étape, pas forcément plus compliqué à mettre en place. Ces cinq piliers : refuser, réduire, réutiliser, recycler, composter. Toujours dans cet ordre. Avec deux enfants et un chien, la famille ne produit qu’un litre de déchet par an. Si, si, vous avez bien lu.

Zero Waste Market
Le vrac : une alternative à l’emballage pour vivre le zéro déchet !

Les mentalités ont évolué depuis la mise en place du tri sélectif, mais il est vrai qu’il reste beaucoup à faire, notamment en matière de conditionnement et de développement du vrac en France. Cependant, il est possible que chacun puissent accomplir d’ors et déjà une véritable révolution chez soi en changeant son optique  : je m’adapterai après que les industriels ce soit adoptés => mon choix de consommateur pose les règles du jeu, consommer avec conscience c’est voter, choisir … Et aussi refuser !

Rome ne s’est pas faite en un jour et si le succès grandissant du zéro déchet est encourageant, il faut encore transformer l’essai … Et comment s’y prendre donc lorsque l’on ne sait absolument pas par où commencer, c’est ce que propose Béa Johnson dans son livre : de l’inspiration, pas de jugement, ni d’obligation, chacun trouve sa voie pour réduire ses déchets. C’est un chemin personnel.

Il ne s’agit nullement d’un compendium de ses meilleurs articles. Ce document est à la fois un témoignage grâce à l’introduction qui vous explique la prise de conscience qui s’est opéré chez les Johnson ; et un guide pratique grâce au véritable travail de fond mené et organisé pour faire découvrir ce mode de vie et son application, entre rubriques détaillées, recettes validées et approuvées (découvrez les joies du home made !) et anecdotes personnelles révélant les erreurs, les tâtonnements et même les changements de cap amorcés. Vous y trouverez une proposition de mise en application par pièce ainsi que certains thèmes incontournables de la vie quotidienne : les enfants et l’école, les fêtes et les cadeaux, les sorties … Une lecture indispensable pour une prise de conscience ou une avancée à petits pas efficace et concrète. Pleine d’humilité, de bon sens et d’humour, Béa Johnson sait convaincre et motiver ses lecteurs !

Zéro déchet
Béa Johnson
J’ai lu pour le format de poche / les arènes pour le format broché ou numérique !

Decouvrez également Zéro déchet family !

 

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